10/11/2017 - 07h12

Présidence LR : Nicolas Sarkozy pourrait mettre son grain de sel dans la campagne

© FAYEZ NURELDINE / AFP

C'est un retour qui ne devrait pas passer inaperçu. Nicolas Sarkozy est en déplacement vendredi à Metz et à Nancy, à l’occasion d’une remise de décoration. Il va en effet remettre la Légion d'honneur à Valérie Debord, ancienne députée de Meurthe-et-Moselle et porte-parole des Républicains, désormais vice-présidente du conseil régionale du Grand Est.

C'est à la demande de l'élue que l’ancien chef de l’Etat a accepté de faire le déplacement. Il devrait aussi visiter brièvement le musée Pompidou-Metz qu’il avait inauguré en 2008. Mais le temps fort de ce déplacement restera la remise de décoration en elle-même, à l'issue d'un déjeuner avec les élus de la région, l'occasion peut-être pour le candidat malheureux à la primaire de la droite de faire passer quelques messages.

The place to be. Valérie Debord avoue être totalement dépassée. Depuis que l’information de la présence de l'ex-président a fuité, c’est devenu l’événement à ne pas manquer : "Mon téléphone n’arrête pas de sonner, tout le monde veut en être, les gens s’inquiètent de ne pas avoir été conviés", raconte-t-elle à Europe 1. Au point que la mairie de Nancy a dû, jeudi, changer de salle en urgence pour organiser la réception. "On attend au moins 500 personnes, tous les notables veulent venir", raconte un employé municipal manifestement débordé.

La recomposition de la droite. Il faut dire que tout le monde espère qu’il se passera quelque chose. Le cabinet de l’ancien chef d’Etat a donné son feu vert pour ouvrir l’événement à la presse. "Nicolas est un pro, il ne fait jamais rien au hasard", raconte un proche. Cet élu croit savoir que le "patron", selon sa formule, a quelques messages à faire passer. Il serait inquiet d’un délitement de sa famille politique si Laurent Wauquiez, le favori à la présidence du parti et qu’il soutient pourtant, devait continuer à se montrer trop brutal. Une chose est certaine, Nicolas Sarkozy sait pertinemment que son discours sera attentivement scruté, donc s’il lâche ne serait-ce qu’un mot un tant soit peu politique, ce sera à dessein.