Prélèvement à la source : "Il y aura plein de bugs personnels", prédit Éric Woerth

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Au micro d'Audrey Crespo-Mara, le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale a redit vendredi matin son opposition à l'introduction du prélèvement de l'impôt à la source, une "réforme inutile" selon lui.

INTERVIEW

Gérald Darmanin a "pris le pari" : si l'exécutif a un temps tergiversé sur l'introduction effective du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, il n'y aura selon le ministre de l'Action et des Comptes publics pas de "bugs d'ampleur" au 1er janvier 2019, date de la mise en place de la réforme. "C'est très inquiétant. S'il n'y a pas de bugs d'ampleur, (…) il y aura plein de bugs personnels", a prédit vendredi matin Éric Woerth au micro d'Audrey Crespo-Mara sur Europe 1.


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"On pouvait faire mieux". Le député Les Républicains de l'Oise et ancien ministre du Budget de 2007 à 2010 critique une réforme "inutile" : "On pouvait faire mieux, plus simple et plus intelligent" que le prélèvement à la source, a-t-il avancé. Face à la loi Pacte qui "simplifie la vie des entreprises, (…) on complique leur vie avec des charges administratives supplémentaires. Ça coûte cher : 50 euros par salarié", a-t-il fustigé chez Nikos.

Woerth voulait la "mensualisation contemporaine". Pour lui, le fait que 60% des Français approuvent la mesure, selon un sondage, n'est pas véritablement significatif : "C'est 60% des Français qui ne payent pas l'impôt sur le revenu." Il préconisait d'autres systèmes, comme la "mensualisation contemporaine", non-retenue par un "gouvernement qui s'est enferré dans cette mesure". Il s'agissait pour les salariés de payer l'impôt par rapport aux revenus tout juste perçus.