Pouzol, le RMiste devenu député

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Pouzol, le RMiste devenu député
Au début des années 2000, Michel Pouzol vivait avec sa femme et trois enfants dans un préfabriqué de 20 mètres carré.@ MAXPPP
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TEMOIGNAGE E1 - L’élu PS, ex-RMiste, veut se battre pour plus de diversité sociale à l’Assemblée.

L’histoire de Michel Pouzol est exceptionnelle au sein de l’Assemblée nationale. Ce fils d’ouvrier, situation déjà rare dans l’hémicycle, a aussi connu des déboires financiers qui l’ont conduit au surendettement et au RMI au début des années 2000. "Un jour, des projets sont tombés à l’eau, et les chèques ne sont pas tombés", raconte à Europe 1 cet ancien réalisateur de cinéma. "Après, la dégringolade est assez rapide".

Ecoutez l’histoire de Michel Pouzol :

 

Michel Pouzol a vécu ensuite avec sa femme et ses trois enfants dans un préfabriqué d’une vingtaine de mètres carré. "Les ennuis se succèdent, la boîte aux lettres devient votre pire ennemi", se souvient-il.

"C’était Benoît Hamon…"

Puis, peu à peu, l’homme remonte la pente, de petits boulots en petits boulots. Puis un peu par hasard, il s’engage au Parti socialiste. Un soir, lors d’une réunion de militants, il raconte son histoire. Frappé par son talent d’orateur, un homme vient ensuite le voir pour lui proposer des responsabilités au sein du parti. "C’était Benoît Hamon", raconte Michel Pouzol. En 2008, il se présente et remporte les élections cantonales à Brétigny-sur-Orge. En 2011, il devient vice-président du Conseil général de l’Essonne.

En enfin, en 2012, il est élu député de la troisième circonscription de l’Essonne. A l’Assemblée nationale, il découvre "un univers étrange". Surtout, il se rend compte que les fils d’ouvrier comme lui sont rares. L’élu PS se découvre alors un nouveau combat. . "Il faut prendre en compte la diversité sociale", estime-t-il. "Je vais me battre pour que demain les électeurs n’aient pas le choix entre un énarque homme, un énarque femme, un énarque noir ou un énarque blanc. Il faut sortir du duo fonctionnaire-profession libérale qui est un peu trop marqué à l’Assemblée", a-t-il conclu.