Pour Sarkozy, "un parti politique n'est pas un club de supporters"

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Pour Sarkozy, "un parti politique n'est pas un club de supporters"
@ AFP
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Le président du parti Les Républicains a annoncé samedi devant le Conseil national du parti qu'il présenterait dimanche "un texte" sur les orientations qui l'"engagera".

"Nous allons débattre en profondeur sur des questions qui n'ont pas été tranchées par souci légitime de compromis". Lors du Conseil national des Républicains, sorte de parlement du parti réuni Porte de Versailles à Paris, "nous allons débattre en profondeur sur des questions qui n'ont pas été tranchées par souci légitime de compromis", a expliqué Nicolas Sarkozy, samedi.

"Il a fallu apaiser, reconstruire, rassembler". Depuis son élection en novembre 2014 à la présidence du parti, "il a fallu apaiser, reconstruire, rassembler. Ça n'a pas été facile, ce fut un long chemin. Il a fallu une patience dont je m'ignorais avoir la capacité", a-t-il ironisé. Désormais, a jugé le président de LR, "il est venu le temps de dire qui nous sommes, ce que nous voulons. Aucun sujet ne doit être tabou (...) Il faut clarifier notre philosophie politique et préciser nos orientations. Je présenterai demain (dimanche) un texte qui m'engagera. Je prendrai mes responsabilités". "Vous ne serez pas déçus", a-t-il lancé, à propos d'un texte qui s'interrogera notamment sur "la place de la Nation".

Les adhérents se prononceront "en avril". A neuf mois de la primaire de la droite et du centre, l’ancien président a ainsi défendu l'idée pour son parti d'un "projet collectif", plutôt que "d'"attendre que chaque candidat présente le sien". "Un parti politique n'est pas un club de supporters", a-t-il insisté. Son "texte" sera soumis aux comités départementaux pour amendements, puis le bureau politique (gouvernement du parti) en fera la synthèse et "tous nos adhérents (240.000 officiellement à jour de cotisations) auront à se prononcer par vote en avril", selon lui. "Ce n'est pas un programme de gouvernement. Ca viendra en son temps, au printemps", a conclu l'ex-chef de l'Etat, sans plus de précisions.