Pour les européennes, Calmels appelle à "clarifier" la ligne de LR

  • A
  • A
Pour les européennes, Calmels appelle à "clarifier" la ligne de LR
Virginie Calmels a récemment fait part de son regret quant à la diffusion d'un tract qui n'avait pas été validé par le parti.@ AFP
Partagez sur :

La numéro 2 des Républicains a estimé lundi que la ligne du parti de droite ne devait pas être celle "d'un homme", mais d'une "famille politique".

Virginie Calmels, n°2 des Républicains (LR), a estimé lundi que pour qu'elle soit tête de liste aux élections européennes, "il faudrait que la ligne soit clarifiée", ce qui n'est selon elle "pas le cas".

"Dans l'état actuel des choses, pour que je sois tête de liste, il faudrait que j'aie fait acte de candidature, ce n'est pas le cas. Ensuite il faudrait que la ligne soit clarifiée, ce n'est pas le cas", a déclaré Virginie Calmels lors de l'émission L'Épreuve de vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l'AFP, Radio Classique et Les Échos. Ensuite, "il faudrait que ce soit fait assez vite parce que je pense que les ambiguïtés ne servent pas notre mouvement politique, et c'est pas le cas non plus", a poursuivi la vice-présidente déléguée du parti.

Des Républicains mais plusieurs sensibilités. "Je reste convaincue que c'est important que nous soyons dans la clarté", a poursuivi la première adjointe au maire de Bordeaux, selon qui "la ligne politique des Républicains ne doit pas être la ligne d'un homme, mais d'une famille politique décidée dans les instances", en énumérant les sensibilités des "gaullistes sociaux, des libéraux, une droite plus conservatrice, des élus locaux, des parlementaires". "Il faut qu'ils puissent chacun apporter leur pierre à l'édifice d'un projet et d'une ligne politique", a encore considéré Virginie Calmels, en voulant se distinguer à la fois de la vision "fédéraliste" de LREM et celle eurosceptique, "carrément le rejet de l'Europe", incarnée "par les populistes et les extrémistes".



"La porosité avec le FN, pour moi, c'est impossible". Interrogée sur un éventuel départ du parti en cas d'une stratégie insuffisamment européiste, Virginie Calmels  a répondu: "j'ai toujours dit depuis le départ que j'acceptais la main tendue de Laurent Wauquiez, que je voulais le rassemblement de notre famille politique, que je ne souhaite pas les divisions". "Il est clair qu'il y a effectivement des choses sur lesquelles je ne serai jamais confortable et, surtout, je ne serai pas jamais une caution.La porosité avec le FN, pour moi, c'est impossible. Le fait d'être des pro-européens est pour moi dans l'ADN de la droite, et pas depuis hier, depuis toujours".



"Après on entend des voix parfois dissonantes, ou plus souverainistes", "et d'ailleurs on ne les recadre pas", a-t-elle encore fait observer: "je crois en l'occurrence que le débat est sain et qu'il doit se tenir mais je crois aussi que vis-à-vis des électeurs et vis-à-vis de ces adhérents et au-delà des personnes qui vont voter, on leur doit de la clarté".