Pour Emmanuel Macron, Nicolas Hulot est un ministre "engagé", "inquiet" et "jamais satisfait"

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Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qui a déjà avalé quelques couleuvres depuis sa prise de poste, a toujours la confiance du chef de l'Etat.

Emmanuel Macron fait son retour à la télévision, dimanche soir. Deux mois après son interview sur TF1, il a accordé cette fois un entretien à France 2, enregistré il y a quelques jours. Le chef de l'Etat a notamment été interrogé sur le cas Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire dont les doutes sur son poste font régulièrement l'objet d'articles de presse.

Hulot "apprend les contraintes de l'exercice politique". "Je connais Nicolas Hulot depuis plusieurs années. Moi, je souhaite très profondément qu'il reste et qu'il agisse", a affirmé Emmanuel Macron à Laurent Delahousse, selon un extrait diffusé samedi soir par France 2. "Il est utile au pays, mais Nicolas Hulot a son tempérament. C'est un engagé", assure le chef de l'Etat. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, depuis plusieurs mois, enchaîne les lourds dossiers à porter et n'a pas échappé aux polémiques sur l'efficacité de son action et sa marge réelle de manœuvre. "Il a été un grand reporter de la cause écologique, il a été ensuite un activiste, il a créé une fondation… Là, il apprend aussi les contraintes de l'exercice politique. On a tous les jours les mains dans la glaise, et ça ne peut pas être parfait du jour au lendemain", répond Emmanuel Macron.

Un ministre "jamais satisfait". Nicolas Hulot "est un inquiet. C'est pour cela que je l'ai choisi", justifie le président de la République. "Moi j'ai besoin de gens qui vivent dans le creux de leur ventre la nécessité de changer, de prendre des décisions, d'aller les expliquer. Je ne veux pas des gens qui soient assis et contents d'être ministres. Je veux des gens qui agissent. Lui, il agit, il est inquiet, il n'est jamais satisfait", fait valoir le chef de l'Etat.

Nicolas Hulot aurait confié à des proches qu'il démissionnerait si toutefois un nouvel EPR ou l'aéroport Notre-Dame-des-Landes était construit.