Pour Annie Genevard, l'interview d'Emmanuel Macron "n'était pas à la hauteur de la fonction présidentielle"

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Annie Genevard, secrétaire générale des Républicains estime qu'en voulant casser les habitudes de l'interview présidentielle, Emmanuel Macron a fait passer la forme avant le fond.

INTERVIEW

Une fois de plus, il a voulu casser les codes. L'interview fleuve d'Emmanuel Macron dimanche soir, sur BFMTV/RMC et Mediapart, a frappé par la pugnacité des deux intervieweurs, Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, loin de l'aménité qui caractérise plus traditionnellement ce type d'exercice. "La forme a pris beaucoup d'importance et le débat n'était pas à la hauteur de la fonction présidentielle, avec beaucoup d'agressivité et des interruptions en permanence", estime pour sa part Annie Genevard, secrétaire générale des Républicains, invitée lundi de la matinale d'Europe 1.

Entre soi. "C'était plus un débat politique. On aurait pu mettre à la place des journalistes deux contradicteurs politiques, on aurait eu le même type de débat", relève-t-elle. "Ça rompt, et c'est assez fidèle à la tradition transgressive qu'affectionne le président de la République, avec les grands principes de l'interview politique. À savoir, la neutralité et l'objectivité. Finalement, ces trois-là s'adressaient davantage à eux-mêmes qu'aux Français", tacle la vice-présidente de l'Assemblée nationale.

"Un exercice assez narcissique". "Je pense qu'Emmanuel Macron a voulu cela, on était dans le deuxième temps d'un plan de communication", après une première interview jeudi, face à Jean-Pierre Pernaut, rappelle l'élue. "Le président de la République s'est livré à un exercice assez narcissique, où il visait à montrer ses qualités de débatteur. C'était dérangeant", résume encore Annie Genevard, qui déplore une séquence avec "très peu d'informations et d'annonces".