Pour 2010, Sarkozy demande à ses ministres "audace" et "unité"

  • A
  • A
Pour 2010, Sarkozy demande à ses ministres "audace" et "unité"
Partagez sur :

Après ses vœux télévisés, le chef de l'Etat a distillé ses conseils à son gouvernement, mardi, lors du premier conseil de rentrée.

Nicolas Sarkozy a officiellement sonné mardi la fin de la trêve des confiseurs en exhortant ses ministres, à l'occasion de leur premier Conseil d'une année qui s'annonce difficile sur le front social, à faire preuve "d'audace" et à "rester unis". Comme le veut la tradition, l'équipe de François Fillon, secrétaires d'Etat et haut-commissaire compris, s'est présentée groupée et à pied à la présidence à 10h tapantes, après un petit-déjeuner collectif offert en voisin par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.

Au milieu des manteaux de laine et des cache-nez, les deux éclopés de la rentrée, qui arboraient chacun leur bras en écharpe : le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, victime d'une chute de scooter, et le secrétaire d’Etat à l’emploi Laurent Wauquiez, blessé lors d'une chute à ski.

Effet du froid pinçant peut-être, les troupes gouvernementales sont restées de marbre face à la presse et ont prestement gravi le perron de l'Elysée pour retrouver la chaleur de ses radiateurs. Seule à goûter la musique de la Garde républicaine, la ministre de l’Economie Christine Lagarde a attendu ses ultimes notes avant de retrouver ses collègues.

Autre tradition, c'est François Fillon qui a ouvert la séance du Conseil. En réponse, Nicolas Sarkozy a répété sa "fierté" de travailler avec François Fillon et son équipe, et a souhaité "rendre hommage" à son "engagement" en 2009.

Fidèle à son habitude, le chef de l’Etat a distillé quelques conseils à ses troupes, à qui il a demandé "du travail et encore du travail" et, surtout, "à être audacieux et à prendre des risques", selon le ministre de l'Education nationale. Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté de mettre en oeuvre la taxe carbone en critiquant, selon une source gouvernementale, le Conseil constitutionnel qui a retoqué la mesure fin décembre.