Popularité de Sarkozy, un effet Epad ?

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Popularité de Sarkozy, un effet Epad ?
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C'est la troisième fois depuis son accession à l'Elysée en mai 2007 que le chef de l'Etat atteint le seuil de 60% d'opinions négatives.

Nicolas Sarkozy subit une perte de cinq points de popularité en un mois, tandis que François Fillon en gagne un, selon un baromètre Ipsos* pour le Point à paraître jeudi.

39% des personnes interrogées en novembre disent avoir un point de vue "très" ou "plutôt" favorable sur l'action du président de la République. Elles étaient 44% en octobre. Les jugements défavorables augmentent de six points à 60%. C'est la troisième fois depuis son accession à l'Elysée en mai 2007 que le chef de l'Etat atteint ce seuil de 60% d'opinions négatives. Du coup, l'écart entre opinions défavorables et favorables vis-à-vis du président se creuse à 21 points, contre 10 en octobre.

Le premier ministre au contraire gagne un point à 46% d'opinions favorables. Un taux à peu près équivalent de 47% (+1) portent un jugement négatif sur son action, 7% (-2) ne se prononçant pas.

Pour Ipsos, "ces évolutions divergentes de popularités" entre les deux têtes de l'exécutif "accréditent l'hypothèse" d'une baisse de Nicolas Sarkozy"avant tout liée à la polémique" très vive autour de son fils Jean. Le précédent baromètre avait été réalisé juste avant l'annonce de sa candidature à l'Epad.

A la rentrée, la popularité de Nicolas Sarkozy était pourtant stable, selon Ipsos. En septembre, le président faisait même mieux que François Fillon, alors moins populaire.

*Sondage Ipsos réalisé par téléphone auprès d'un échantillon national représentatif de 935 personnes de 18 ans et plus.

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