Politique envers les banlieues : "Ça n'est pas allé assez vite", reconnaît Valls

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Politique envers les banlieues : "Ça n'est pas allé assez vite", reconnaît Valls
@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Répondant à un journaliste du Bondy Blog, le Premier ministre Manuel Valls a convenu que la politique du gouvernement envers les banlieues "n'est pas allée assez vite".

Interrogé par le Bondy Blog, le Premier ministre Manuel Valls a convenu mardi que la politique du gouvernement envers les banlieues "n'est pas allée assez vite", en réponse à un journaliste qui l'interrogeait sur le Bondy Blog sur l'absence de mixité sociale dans les quartiers sensibles.

"J'accepte la critique". "Il faut poursuivre, continuer, j'accepte pleinement la critique sur le fait que ça n'est pas allé assez vite", a dit le Premier ministre. "Oui", a-t-il dit encore au journaliste qui lui faisait remarquer que le thème de la venue des classes moyennes dans les quartiers sensibles pour assurer une plus grande mixité sociale était d'actualité depuis des années. "C'est plus difficile", a-t-il relevé cependant à ce sujet.

"Encourager la mixité sociale". "Il faut encourager l'arrivée de ménages plus aisés dans des quartiers" sensibles relevant de la politique de la Ville et travailler sur "l'image des quartiers", a poursuivi le Premier ministre. Manuel Valls a défendu à cet égard les mesures gouvernementales annoncées lundi visant à faire en sorte de "donner le pouvoir aux préfets pour délivrer les permis de construire, là où cette loi (prévoyant 25% de logements sociaux) n'est pas respectée".

Front républicain. Par ailleurs, le Premier ministre a estimé qu'il était "hors de question de laisser le Front national gagner une région" lors des élections des 6 et 13 décembre: "Tout devra être fait pour l'empêcher. Je vous donne rendez-vous le soir du premier tour", a déclaré Manuel Valls.