Polémique Minute-Taubira : "une stratégie de diversion du gouvernement" (FN)

  • A
  • A
Polémique Minute-Taubira : "une stratégie de diversion du gouvernement" (FN)
Partagez sur :

Le vice-président du Front National Florian Philippot a accusé samedi sur Europe1 le gouvernement d'avoir fait "la publicité" de Minute.

"Le gouvernement est dans une stratégie de diversion par rapport aux vrais sujets qui préoccupent les Français. Ce n‘est pas une ficelle c’est un câble", a raillé le vice-président du Front National Florian Philippot samedi matin sur Europe1 alors qu'il était interrogé sur la polémique sur la Une de Minute sur Christiane Taubira.

Tout en condamnant cette Une "pour la 101ème fois", Florian Philippot a accusé : "Mais qui a fait la publicité de ce journal confidentiel ? Le gouvernement !"

L'interview complète de Florian Philippot :



20131116PETROVER_FLORIANPHILIPPOTpar Europe1fr

"Il y a derrière cette polémique très artificielle et très show-biz une instrumentalisation évidente par le pouvoir. C’est de la faute du gouvernement si on en parle autant", a t-il accusé. "Nous aussi, on pourrait instrumentaliser les insultes que l’on reçoit.On ne l’a pas fait quand Marine Le Pen s’est faite traitée de 'truie' par un élu Front de gauche parce qu’on estime qu’on a une autre mission : s’occuper des Français", a-t-il affirmé.

"Entre nous, je ne suis pas certain que Jamel Debbouze soit victime de beacupoup de racisme", a avancé le leader frontiste en fustigeant "ces donneurs de leçon qui viennent expliquer aux Français que les problème en France ce n'est pas le chômage, ce n'est pas l’insécurité, ce n'est pas les petites retraites (...) mais c’est le peuple français affreusement raciste et affreusement de beauf".

Le vice-président du FN, Florian Philippot, a, par ailleurs, fait valoir samedi que son parti était "le seul capable de mobiliser les abstentionnistes" lors d'élections. La veille d'un discours de la présidente du parti, Marine Le Pen, donnant le coup d'envoi de la campagne du FN pour les municipales, il a affirmé que la patronne du parti allait proposer "une sortie de crise par la haut" avec un appel à "la dissolution de l'Assemblée nationale".

"Nous considérons  que le quinquennat Hollande est déjà terminé", a-t-il dit. Le parti d'extrême droite rassemble quelque 2.000 personnes - têtes de listes, secrétaires fédéraux, mandataires financiers, responsables de campagne - pour deux jours studieux à huis clos dans la salle Equinoxe (XVe arrondissement). La présidente frontiste clôturera ces travaux - dont neuf tables rondes - par un discours public dimanche à 15H00.