Philippot : Jean-Marie Le Pen, "un vieux chanteur"

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Philippot : Jean-Marie Le Pen, "un vieux chanteur"
@ Europe1
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INTERVIEW E1 - Florian Philippot, vice-président du FN, est revenu sur le 1er mai difficile de son parti. Il prend une nouvelle fois Jean-Marie Le Pen pour cible.

Dure journée pour le Front national. Après un défilé du 1er mai tourmenté, le vice-président du parti, Florian Philippot, a qualifié vendredi Jean-Marie Le Pen de "vieux chanteur qui a du mal à partir", estimant qu'en s'imposant brièvement vendredi à la tribune place de l'Opéra il avait "alourdi son dossier" avant le bureau exécutif de lundi qui pourrait le sanctionner.

"Il ne sait plus faire que de la provocation". C'est un peu le vieux chanteur qui a du mal à partir et qui veut faire un dernier tour de scène", a-t-il dit. Le président d'honneur du FN "ne sait plus faire que de la provocation", a-t-il aussi déclaré. "Il n'avait pas prévu qu'il y ait quelques huées dans l'auditoire" lorsqu'il est monté sur la tribune place de l'Opéra, a-t-il ajouté. Le président d'honneur du FN y a fait une apparition éclair qui n'était pas prévue avant le discours de sa fille à l'issue du traditionnel défilé du parti pour le 1er mai. 

"Il a alourdi son dossier". Le bureau exécutif du FN doit se réunir lundi en formation disciplinaire pour décider ou non d'une sanction envers Jean-Marie Le Pen après ses propos réitérés sur les chambres à gaz. "Lundi, son cas sera examiné, il vient d'alourdir son dossier", a commenté Florian Philippot.

Florian Philippot a par ailleurs affirmé  que le service d'ordre du parti avait fait son travail "très professionnellement" en délogeant de manière musclée les militantes des Femen qui ont perturbé le défilé frontiste. "Bien évidemment que le service d'ordre a fait son travail et il l'a fait très professionnellement", a déclaré le vice-président du FN. Lors du défilé traditionnel du FN le 1er mai, trois Femen apparues les seins nus au balcon d'un hôtel place de l'Opéra ont été délogées sans ménagement par trois membres du service d'ordre.

"Qu'elles aillent faire leur salut nazi en Ukraine". "Nous n'allions pas laisser ces énergumènes faire leur salut nazi et leurs insultes extrêmement violentes pendant une manifestation qui était démocratique", a estimé Florian Philippot. "On les a vues une demi-heure plus tard faire des interviews partout à la télévision, elles n'avaient pas l'air très choquées", a-t-il ironisé. "Qu'elles aillent faire leur salut nazi en Ukraine, les nazis sont au pouvoir en Ukraine, elles seront entre copains", a-t-il ajouté.

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