Philippe Doucet : "À la fin, les gens de droite préféreront l'original à la copie Macron"

  • A
  • A
Partagez sur :

Proche de Manuel Valls, le député PS Philippe Doucet n'est "pas sûr qu'il y ait un espace politique" pour Emmanuel Macron.

INTERVIEW

Manuel Valls a donné le ton, ses proches enfoncent le clou. "Quand on veut prétendre aux plus hautes fonctions, il vaut mieux avoir affronté du grand vent, des moments difficiles", a expliqué mercredi soir le député socialiste Philippe Doucet, pointant en creux l'inexpérience politique d'Emmanuel Macron, tout frais candidat déclaré à l'élection présidentielle. "On voit souvent des personnalités que les Français peuvent apprécier", a poursuivi l'élu au micro d'Europe Soir. "Mais dès qu'on rentre dans les enjeux politiques, avec les projets politiques, souvent ils perdent beaucoup de leur crédit."

Entendu sur Europe 1
Je ne suis pas sûr qu'il y ait un espace politique entre la gauche social-démocrate et un candidat de droite.

À écouter Philippe Doucet, le projet Macron est voué à l'échec. "On verra à la fin quel est son espace politique", lâche-t-il, écartant l'idée que l'ancien ministre de l'Économie soit une menace si François Hollande ou Manuel Valls sont candidats à la présidentielle. "Je ne suis pas sûr qu'il y ait un espace politique entre la gauche social-démocrate et un candidat de droite."

"Pur produit du système". Pour le député du Val d'Oise, fidèle du Premier ministre, "Emmanuel Macron plaît surtout aux électeurs de droite. Quand on regarde les études, il plaît aux personnes âgées, aux cadres supérieurs, mais à la fin, les gens de droite, c'est ma conviction personnelle, ils préféreront l'original à la copie, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy ou François Fillon."

Quant à l'idée qu'Emmanuel Macron, qui a appelé à une "révolution démocratique", puisse être un "candidat anti-système", Philippe Doucet n'est "pas sûr qu'il y ait beaucoup de monde qui se fasse attraper par ce type de discours". Et le député du Val d'Oise de lister les caractéristiques qui font de Macron un "pur produit du système" : "banquier d'affaires, énarque et collaborateur de François Hollande pendant deux ans avant d'être son ministre".