Philippe de Villiers demande la dissolution de la Halde

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Philippe de Villiers demande la dissolution de la Halde
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Le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers a demandé lundi la dissolution de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) fustigeant sa recommandation de supprimer les conditions de nationalité pour accéder à un emploi.

"Je crois que c'est très grave. J'ai écrit cet après midi à Nicolas Sarkozy pour lui demander la dissolution de la Halde parce que si on ouvre les emplois publics, liés aux prérogatives de puissance publique, au coeur de l'Etat, aux étrangers, on risque de mettre le coeur de l'Etat sous influence étrangère", a déclaré le député européen Philippe de Villiers au Talk "Orange-Le Figaro".


















La Halde a recommandé mercredi de supprimer les conditions de nationalité pour accéder à un emploi tant dans la Fonction publique que dans les secteurs public et privé. Selon la Haute autorité, le nombre d'emplois fermés aux étrangers est estimé à 7 millions en France, soit 30% de l'ensemble des emplois.

Les emplois fermés se trouvent majoritairement dans le secteur public. Les postes d'agents titulaires bénéficiant des garanties statutaires sont inaccessibles aux étrangers non communautaires dans les trois fonctions publiques (Etat, hospitalière et territoriale), qui ne peuvent accéder qu'à des emplois non titulaires (contractuels ou vacataires). Ainsi, ils ne peuvent pas accéder aux emplois permanents de la majorité des entreprises de service public (EDF, Banque de France, etc.), à l'exception de la RATP, la Sécurité sociale et La Poste.

Dans le secteur privé, 17 professions sont soumises à une stricte condition de nationalité française (huissiers de justice, notaires, personnel navigants professionnels, directeurs de publications de presse, concessionnaires de services publics, etc.) et 35 autres à une condition de nationalité communautaire (vétérinaires, directeurs de salles de spectacles, débits de tabac, dirigeants de régie, etc).

Enfin, sauf conventions bilatérales, les professions libérales relevant pour la plupart d'un ordre professionnel (médecins, avocats, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, experts-comptables, architectes, géomètres-experts, etc.) sont également soumises à une condition de nationalité communautaire, tout comme les débitants de boissons, les dirigeants d'entreprises de surveillance ou de transports de fonds.