Peu d'adeptes pour l'initiative de Peillon

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Peu d'adeptes pour l'initiative de Peillon
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Le député socialiste organise samedi à Dijon "les rencontres du rassemblement", allant des communistes au MoDem.

Après Marseille et l'université d'été de "L'espoir à gauche", et à quelques mois des régionales, l’eurodéputé PS Vincent Peillon organise samedi à Dijon "les rencontres du rassemblement". Un rendez-vous autour des socialistes qui réunira des communistes, des membres du MoDem, en passant par des Verts. Ce qui ne fait pas l'unanimité.

Le MoDem semble déterminé et a mobilisé une importante délégation pour venir à Dijon. Pour l’eurodéputé Jean-Luc Bennahmias, ancien des Verts et aujourd’hui au MoDem, la démarche de Vincent Peillon est légitime : il s’agit de préparer l’alternance à Nicolas Sarkozy. "Le parti socialiste et les écologistes sont des partenaires possibles pour le mouvement démocrate quand il y aura besoin de faire des majorités", a-t-il expliqué sur Europe 1.

Mais cette main tendue embarrasse le Parti socialiste. Son porte-parole Benoît Hamon a jugé jeudi que Vincent Peillon et son courant poursuivaient une "intuition" qui n'était "pas celle du PS". "Bon vent à la réunion de Peillon, mais je ne crois que pas que notre tâche prioritaire, ce soit de travailler sur des pistes d'alliance avec le MoDem. La priorité, c'est l'union de la gauche", a-t-il expliqué.

Dans une lettre adressée lundi à la première secrétaire Martine Aubry, trois secrétaires fédéraux du PS en Bourgogne se sont également inquiétés des "rencontres du rassemblement", y voyant un "renversement d'alliance" au profit du MoDem.

Et du côté des Verts ? L’eurodéputé Daniel Cohn-Bendit a préféré se projeter à plus long terme, dans une interview publiée vendredi dans Le Figaro. Pour lui, tous les candidats écologistes devront "avoir un débat sérieux sur ce que nous proposerons de faire au deuxième tour des régionales. Aussi bien en ce qui concerne la gauche radicale que le MoDem". Mais "il ne faut pas se tromper de timing", a-t-il précisé, parlant déjà de l’après-régionales et de la présidentielle de 2012.