Penelope Gate : "C’est à la justice de se prononcer", estime Valls

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Pour le candidat à la primaire de la gauche, invité d'Europe 1, les révélations auteur de l’emploi de Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari nuise à la crédibilité de la vie politique.

INTERVIEW

Alors que la justice a ouvert une enquête sur les conditions de rémunération de Penelope Fillon, le candidat de la droite organise sa riposte, et a demandé à être entendu par le parquet financier le plus rapidement possible. "C’est à la justice maintenant de se prononcer", a estimé de son côté Manuel Valls, invité jeudi de la matinale d'Europe 1.

"Des explications particulièrement claires et rapides". "Dans la situation que nous connaissons depuis des années, dans cette béance entre le peuple et les responsables politiques, tout doute lorsque l’on s’est présenté comme le candidat de la transparence et de la vertue. Tout doute, tout nuit, pas seulement à François Fillon, mais à la vie politique. Il faut maintenant des explications particulièrement claires et rapides de sa part", a encore déclaré l'ancien Premier ministre, finaliste de la primaire organisée par le PS. "Je demande, et c’est normal, qu’il y ait la plus grande clarté sur les faits rapportés par Le Canard enchaîné.

Entendu sur Europe 1
"François Fillon est rattrapé par la réalité, par toutes les réalités"

Réconcilier les Français avec la vie politique. "Il faut être impeccable quand à la pratique, honnête, vertueux, parce que c’est ce que nous demandent les Français", a notamment souligné l'ancien chef du gouvernement. "C’est à lui [François Fillon, ndlr] de s’expliquer, moi j’ai envie d’être le candidat d’une gauche qui regarde l’avenir et qui réconcilie les Français avec la vie politique. Pour cela, je tiens un langage de vérité, on ne peut pas semer les illusions. François Fillon est prisonnier de sa primaire. Il s’est fait élire sur un programme dur, il veut en sortir et il est rattrapé par la réalité, par toutes les réalités".


"Beaucoup a été fait au cours de ce quinquennat pour la transparence", a encore voulu rappeler Manuel Valls, estimant néanmoins que c’était au Parlement de trancher quant à l’emploi, par des élus, de membres de leur famille. "Le paradoxe c’est que le climat délétère, la crise morale bénéficie au FN, à la PME Le Pen qui est elle-même poursuivit par la justice", conclut-il.