Pécresse : "les rêves de Bartolone sont ailleurs" qu'en Île-de-France

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GRAND RENDEZ-VOUS - Valérie Pécresse affrontera le président de l'Assemblée, nouvellement lancé dans la course à la région Île-de-France. 

INTERVIEW

"C'est une question morale et éthique. Si j'étais à la place de Claude Bartolone, je démissionnerais", de la présidence de l'Assemblée nationale. Valérie Pécresse, candidate UMP à la région Île-de-France, était dimanche l'invitée du Grand Rendez-vous. La députée des Yvelines a réagi à la candidature de Claude Bartolone, ancien patron PS de Seine-Saint-Denis, qui se présente face à elle

La surprise Bartolone. Alors qu'il ne voulait pas en entendre parler il y a deux semaines, le président de l'Assemblée nationale a annoncé mercredi soir qu'il se lançait dans la primaire socialiste pour mener la liste aux régionales en Ile-de-France prévues en décembre 2015. Poussé par l'exécutif, Claude Bartolone s'est finalement décidé à entrer dans l'arène pour succéder à Jean-Paul Huchon.

"Ses rêves sont ailleurs". "Les Franciliens ont besoin d'un candidat à 100%, pas intermittents, pas à contrecœur. Or, Claude Bartolone n'avait pas envie d'y aller", a taclé Valérie Pécresse dimanche. "Il n'a pas dit qu'il refuserait d'être Premier ministre par exemple. Je pense que ses rêves sont ailleurs", a-t-elle enchaîné, avant de s'engager : "la région n'est pas pour moi un lot de consolation, je n'accepterai aucun ministère dans les six ans".



"Naufrage de la gauche". Déménagement du siège de la région en banlieue, maintien du Pass Navigo unique sans hausse d'impôts, obligation du port de la carte d'identité notamment dans les transports... L'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy égrène son programme. "Aujourd'hui, on assiste clairement au naufrage de la gauche en Île-de-France", tacle-t-elle enfin. "Ils changent de candidats ils ne changent pas de bilan : Claude Bartolone était en parfait accord avec Jean-Paul Huchon lorsqu'il était à la tête de Seine-Saint-Denis". 

La réforme du collège doit se faire au lycée. Sur le plan national, l'ancienne ministre de l'Enseignement supérieur a décoché une nouvelle flèche contre la réforme du collège préparée par Najat Vallaud-Belkacem. Pour Valérie Pécresse, "c'est au lycée qu'il faut faire moins de matière. Le collège est le lieu du socle". Pour Valérie Pécresse, il  faut mettre fin à un "collège uniforme", et favoriser les "filières d'excellence", avec davantage de "mixité sociale". "Quand on détruit les filières d'excellence, l'éducation est à la dérive", insiste-t-elle, taclant également la mise en place de programmes "optionnels" en histoire. "Je n'accepte pas que l'enseignement du Moyen-Âge chrétien soit optionnel au collège", insiste l'ancienne ministre, appelant à ne pas oublier les "racines" de la France.