Pécresse salue un "moment historique"

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Pécresse salue un "moment historique"
@ EUROPE 1
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La ministre du Budget est revenue sur l'accord de Bruxelles, égratignant au passage le PS.

Un "moment historique", un accord "inespéré" et "très bon". Valérie Pécresse, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, invitée dimanche du Grand Rendez-vous sur Europe 1, ne s'est pas montrée avare de qualificatifs pour désigner l'accord trouvé vendredi à Bruxelles. "Jamais on n'aurait pu imaginer il y a quelques mois que les membres de la zone euro se mettraient d'accord pour un gouvernement économique", a-t-elle affirmé, voyant là "le démarrage de l'union économique".

"La vitesse est un facteur essentiel pour rétablir la confiance", a-t-elle affirmé, rappelant que pour pouvoir ratifier l'accord, la France devra inscrire la règle d'or budgétaire dans la constitution, ce que le Parti socialiste refuse de faire avant l'élection présidentielle de 2012.

"Le PS français s'isole"

"Le PS français s'isole de tous les partis européens", a lancé la ministre ajoutant : "pour nous, les élections ne sont pas une boussole". Pour la ministre, "dire oui à la règle d'or, c'est dire oui à l'Europe, au sauvetage de l'euro". "C'est un appel à l'union nationale, à l'intérêt général", a-t-elle lancé.

Elle est également revenue sur la menace de dégradation du triple A français lancée en début de semaine par l'agence Standard & Poor's. Si une telle dégradation devait se produire, "cela ne nous fera pas changer de cap", a-t-elle affirmé. Et "ce que la semaine dernière a prouvé, c'est qu'aujourd'hui, cette question du triple A est d'abord une question européenne", a jugé Valérie Pécresse.

Car, a-t-elle expliqué, "en réalité, la France est une valeur sûre, personne ne doute aujourd'hui de la capacité de la France à rembourser sa dette". Ce qui est en question, selon elle, c'est la solidarité de la zone euro. Et le "crédit de la France", "question qui est très importante", "nécessite des leaders qui ont un cap, une vision, une constance". Ce qui permet à la ministre d'égratigner, une nouvelle fois, le candidat socialiste : "aujourd'hui, ni la France, ni l'Europe ne pourraient se permettre d'avoir un président comme François Hollande".