Pas de censure pour Ayrault qui sait "où il va"

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Pas de censure pour Ayrault qui sait "où il va"
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RESUME - La motion de l'UMP, rejetée mardi, a donné lieu à une violente passe d'armes entre Ayrault et Copé.

Le contexte. En application de l'article 49 alinéa 2 de la Constitution, les députés ont débattu mercredi de la motion de censure déposée par l'UMP contre la politique économique du gouvernement. Sans surprise, le président de l'UMP Jean-François Copé s'est livré à un réquisitoire contre le gouvernement Ayrault. Le Premier ministre a ensuite pris la parole pendant une vingtaine de minutes. Avec un objectif : remobiliser sa majorité.

Le réquisitoire de Copé. Jean-François Copé a entamé à l'Assemblée le débat sur la motion de censure. Débit rapide et ton lyrique, le président de l'UMP s'est livré à un réquisitoire contre le gouvernement Ayrault. "Je ne monte pas à cette tribune le coeur léger. J'y viens habité d'une forme de tristesse ou plus exactement de gravité, née d'un spectacle insupportable : l'affaiblissement, le recul, et, je le redoute, la menace d'une défaite pour notre pays", a déclaré Jean-François Copé, en introduction de son discours. Le député-maire de Meaux a ensuite "adjuré" Jean-Marc Ayrault de "changer de chemin pendant qu'il en est encore temps". Clamant qu'il fallait changer de politique "maintenant" dans une allusion au slogan du candidat Hollande, Jean-François Copé a appelé Jean-Marc Ayrault à s'inspirer d'autres figures de gauche, l'Allemand Gerhard Schroeder, le Britannique Tony Blair, et les Français Pierre Mendès France et Georges Clemenceau. "Je ne vous demande pas de faire une politique de droite, je vous demande de faire une bonne politique pour les Français", a t-il conclu.











 

Ayrault tente de rassurer. "Je sais où je vais": Jean-Marc Ayrault s'est attaché mercredi à montrer à sa majorité que l'exécutif avait un cap. "Mesdames et Messieurs les députés, je sais où je vais. Je sais comment y parvenir et comment faire", a martelé le Premier ministre, suscitant les rires de l'opposition. Le chef du gouvernement a de nouveau fait référence au "nouveau modèle français" qu'il promeut depuis plusieurs mois. Il a aussi appelé à un "compromis historique" pour sortir de la crise et n'a pas caché que chacun devrait faire des "efforts" pour sauver le système de retraites.

La motion rejetée. Sans surprise, la motion de censure a été rejetée mercredi, les socialistes et leurs alliés disposant de la majorité absolue.  Son adoption nécessitait au moins 287 suffrages et seuls 228 députés ont voté pour.