Paris : le PC vote socialiste et fâche Mélenchon

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Paris : le PC vote socialiste et fâche Mélenchon
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Les communistes parisiens ont voté pour s'unir avec le PS dès le 1er tour des municipales, au risque de fâcher son allié, le Parti de gauche.

L'INFO. Le Parti communiste et le Parti de gauche sont alliés au sein du Front de gauche. Sauf qu'à Paris, le premier a choisi de s'allier avec les socialistes dès le premier tour des municipales... alors que le second ne voulait pas d'une tel rapprochement. Les adhérents parisiens du PCF ont voté à 57% pour des listes communes avec le PS dans la capitale, à la grande joie d'Anne Hidalgo. Le parti de Jean-Luc Mélenchon, en lutte frontale contre le PS, a, lui, beaucoup plus de mal à comprendre ce choix.

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© EUROPE 1

Anne Hidalgo s'en réjouit. La candidate socialiste n'a pas caché sa joie, puisqu'elle a réussi cette union comme Bertrand Delanoë en 2001 et 2008. "C'est pour moi une immense joie et une très grande fierté. C'est un formidable message qui est adressé à toute la gauche parisienne", a réagi Anne Hidalgo samedi soir à l'annonce des résultats, rappelant les treize années de gestion commune PS-PCF qui "ont profondément changé Paris".

Pierre Laurent se justifie. S'il a défendu une telle alliance, le secrétaire national du Parti communiste a néanmoins dû s'expliquer dimanche, et pour cause : une bonne partie du PCF est d'accord avec le Parti de gauche pour entrer dans une opposition frontale avec le PS. "Les engagements sur le mandat à venir sont marqués du sceau de nos propositions", s'est donc justifié Pierre Laurent sur RTL, "nous avons obtenu un engagement très fort sur la poursuite de logements sociaux à Paris, plus d'autres mesures pour lutter contre la spéculation immobilière" et des mesures "en matière de petite enfance et de places en crèches".

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© EUROPE 1

"Assez ahurissant aux yeux" du parti de gauche. Au sein du Front de gauche, qui réunit PCF et PG, le ton est bien moins enthousiaste. Invité dimanche d'Europe 1, François Delapierre, secrétaire nationale du Parti de gauche, n'a pas caché sa déception : "C'est une décision grave pour les communistes. Ils sont à contre-courant de la vague qui va se lever et qui va frapper le Parti socialiste dans la capitale. Cela nous met dans une situation curieuse. Tout ceci est assez ahurissant à nos yeux".

Danielle Simonnet, secrétaire nationale du PG et... candidate à Paris, a elle aussi regretté cette décision sur Twitter.