Panne à Montparnasse : le gouvernement met la pression sur la SNCF

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Panne à Montparnasse : le gouvernement met la pression sur la SNCF
Elisabeth Borne, ministre des Transports, et Benjamin Griveaux, secrétaire d'État à Bercy, ont tapé du poing sur la table mardi.@ Martin BUREAU / AFP
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Depuis dimanche, la situation est chaotique en gare de Montparnasse, à Paris, à cause d'un "défaut d'isolement". Plusieurs membres du gouvernement ont rappelé la SNCF à l'ordre.

Trois jours de retards, d'annulations, de trains bondés et de voyageurs de plus en plus excédés. En plein week-end de "chassé-croisé" entre juillettistes et aoûtiens, une panne perturbe grandement l'arrivée et le départ des trains en gare de Montparnasse, à Paris, depuis dimanche. Et si les usagers de la SNCF font grise mine, le gouvernement s'agace aussi.

"Inconcevable". Mardi, Benjamin Griveaux, secrétaire d'État à Bercy, est monté au créneau sur BFMTV. "Cent mille personnes voyageaient sur ces lignes depuis 48 heures, 7.000 n'ont pas pu trouver de solution. C'est évidemment inconcevable et pas acceptable pendant ces périodes de vacances." L'ancien porte-parole d'Emmanuel Macron a aussi fustigé "de gros problèmes de communication", alors que l'origine de la panne n'a été connue que mardi matin.

La SNCF au rapport. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a quant à elle réclamé un rapport sur les incidents à la SNCF, qui devra rendre son travail à la fin de la semaine. "Je pense que la situation n'est pas satisfaisante", a-t-elle expliqué sur Europe 1. "On aura certainement à faire un retour d'expérience, à la fois sur pourquoi on a mis aussi longtemps à trouver la panne et à la réparer, et aussi pourquoi on a eu une situation aussi dégradée à Montparnasse."

"Pour des raisons de sécurité, il nous faudra consacrer beaucoup plus de moyens à l'entretien des réseaux existants", a renchérit le Premier ministre, Édouard Philippe, devant le Sénat. "SNCF Réseaux et SNCF Mobilité ont des progrès considérables à faire", a-t-il poursuivi.

Priorité à la modernisation. Les deux membres du gouvernement se sont d'ores et déjà projeté dans l'après. "La modernisation du réseau est indispensable afin d'éviter qu'à l'avenir, ce type de situation ne se reproduise pas", a tempêté Benjamin Griveaux. Même son de cloche du côté d'Elisabeth Borne : "Il faut accorder la priorité aux transports de la vie quotidienne, à l'entretient et à la modernisation de nos réseaux." De fait, la panne s'est produite sur "un poste [de signalisation] ancien", à Vanves, au sud de Paris, a-t-elle rappelé.

Par ailleurs, la ministre a répété qu'elle organiserait "des assises de la mobilité" à la rentrée, afin de préparer une loi de programmation pour début 2018. En attendant, les usagers peuvent espérer une nette amélioration du trafic ferroviaire mercredi.