Pacte de responsabilité : Valls rassure les patrons

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Pacte de responsabilité : Valls rassure les patrons
@ ERIC PIERMONT / AFP
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Le Premier ministre a assuré que le pacte de responsabilité en faveur des entreprises se poursuivra "sans changer de cap".

Pierre Gattaz va pouvoir partir en vacances le cœur plus léger. Mercredi dernier, le patron du Medef s’était inquiété de la volonté des socialistes de rééquilibrer la politique gouvernementale en faveur des ménages et au détriment des entreprises. Vendredi, au sortir du dernier conseil des ministres avant les vacances, Manuel Valls a tenu à rassurer le patron du Medef : le pacte de responsabilité en faveur des entreprises se poursuivra "sans changer de cap".

Valls promet "la poursuite des réformes". "Il faut de la stabilité et de la visibilité, de la persévérance dans les décisions. Je pense notamment à la mise en oeuvre du pacte de responsabilité et de solidarité", a déclaré Manuel Valls, promettant "la poursuite des réformes". "La baisse des charges et des impôts pour les entreprises, même s'il peut y avoir ici ou là telle ou telle évolution (...), se poursuivra", a ajouté le Premier ministre. "Les entreprises de notre pays en ont besoin pour retrouver des marges et créer de l'emploi. C'est comme cela que l'on obtient des résultats, sans changer de cap."

François Hollande avait tenu à peu près le même discours lundi soir, lors du dîner annuel de la presse présidentielle. Le chef de l'Etat s'était ainsi dit "convaincu que les grandes masses du pacte restent conformes aux exigences" de l'économie française. Un double discours des deux têtes de l’exécutif qui va sonner agréablement aux oreilles des patrons.

"Je demande au gouvernement de ne surtout pas toucher au pacte de responsabilité". Mercredi, deux jours après l’adoption d’un rapport du frondeur Jean-Marc Germain recommandant une réorientation des aides aux entreprises, Pierre Gattaz était monté au feu, dans Le Figaro : "Je demande au gouvernement de ne surtout pas toucher au pacte de responsabilité, ni à sa répartition", disait-il, en appelant même "à aller plus loin dans les baisses de charges et d'impôts pour espérer que les marges des entreprises se rapprochent de la moyenne européenne". Il a visiblement été entendu.