Olivier Faure à Emmanuel Macron : "La constance dans l’erreur, ce n’est pas la bonne solution"

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Alors que le chef de l’État assure dans "Le JDD" qu’il ne changera pas de politique, le premier secrétaire du PS estime sur Europe 1 que "le président a trahi le candidat".  

INTERVIEW

Malgré une rentrée politique compliquée, illustrée par une impopularité record, Emmanuel Macron l’assure dans Le JDD : "en aucun cas je ne changerai de politique". Cette position intransigeante est logiquement mal accueillie par Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, invité dimanche du Grand rendez-vous Europe 1/CNews/Les Échos. "La constance dans l’erreur, ce n’est pas la bonne solution", a jugé le député de Seine-et-Marne. "Vous pensez vraiment que les Français qui vivent aujourd’hui avec un sentiment de trahison par rapport à ce qu’aurait dû être le quinquennat d’Emmanuel Macron vont approuver un message qui dit 'Je vous écoute mais je ne vous entends pas' ? ", s’est-il interrogé. "Au fond il dit 'cause toujours'".

"Le président a trahi le candidat". Le credo d’Olivier Faure quand il évoque Emmanuel Macron, c’est la trahison. "Il était censé être un progressiste, il est un néo-libéral. Il était censé être l’homme de l’exemplarité, il est l’homme d’un clan. Il devait être l’homme de la planète 'great again', il est celui dont Nicolas Hulot dit qu’il n’a même pas mis cette question à son agenda. Il devait être l’homme de la démocratie participative, il est devenu Jupiter", a énuméré le patron du PS. "Nous avons un président qui a tourné le dos à l’homme qu’il aurait dû être. Le président a trahi le candidat", a estimé l’élu.

"C’est Juppé, c’est Fillon qui déroulent leur programme". Et pour le premier secrétaire du PS, la première trahison, c’est de mener une politique de droite. "Beaucoup qui ont voté pour lui pensaient avoir affaire à un nouveau Michel Rocard. Il n’en est rien. En fait, c’est Juppé, c’est Fillon qui déroulent leur programme aujourd’hui avec Macron", a-t-il lancé. "Celui qui ne s’est pas trahi, c’est Édouard Philippe. Qui était avec Juppé, avec Fillon, et qui, au fond, fait ce qu’il aurait fait avec eux. On est dans une histoire de communication, avec un président qui, au fond, n’a qu’une théorie, c’est celle du ruissellement, mais le ruissellement, ça n’a jamais marché nulle part. Nulle part", a-t-il martelé.