Nouveaux soupçons envers un proche de Manuel Valls, déjà dans le viseur de la justice

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Nouveaux soupçons envers un proche de Manuel Valls, déjà dans le viseur de la justice
@ AFP
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La justice a élargi son enquête sur Philippe Doucet, porte-parole de Manuel Valls pour la campagne de la primaire de gauche.

Philippe Doucet, député socialiste du Val-d'Oise, âgé de 55 ans, est soupçonné d'avoir commis des irrégularités dans la gestion d'Argenteuil, dans le Val-d'Oise, dont il fut maire de 2008 à 2014. Il est visé par une enquête, confiée à un juge d'instruction depuis février 2015, qui porte sur la passation de certains marchés publics et de possibles emplois fictifs.

Une enquête sur l'hebdomadaire L'Argenteuillais. La mairie d'Argenteuil avait déposé plainte en juillet et septembre 2014, quelques mois après l'élection du nouveau maire Georges Mothron (Les Républicains). Elle dénonçait notamment l'absence de mise en concurrence dans le cadre de marchés d'assainissement des eaux passés par l'ancienne équipe municipale. L'enquête porte également sur l'hebdomadaire L'Argenteuillais, dont la publication aurait été confiée, sans appel d'offres, à la société d'un élu municipal du Val-d'Oise, proche de Philippe Doucet.

"Je n'ai jamais été mis en cause". Les investigations ont aussi mis en lumière, qu'à partir de son élection aux législatives de juin 2012, trois personnes payées comme chargées de mission de la mairie d'Argenteuil auraient en réalité été employées comme assistantes parlementaires du député. "Le montant des salaires indûment versés seraient de plus de 95.000 euros", selon une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

"Je n'ai jamais été mis en cause, ni même convoqué et n'ai donc jamais pu m'expliquer sur l'ensemble de ces faits que je conteste avec la plus grande vigueur", a réagi Philippe Doucet, porte-parole de Manuel Valls pour la campagne de la primaire de la gauche, dans un communiqué.