Nouveau gouvernement Valls : ce qu'ils en pensent

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Nouveau gouvernement Valls : ce qu'ils en pensent
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RÉACTIONS - De la "provocation" pour Laurent Wauquiez, une "impasse" pour la CGT. Le nouveau gouvernement ne laisse pas indifférent.

Ce qu'en dit l'UMP

Sans surprise, la majorité des ténors du parti ont saisi l'occasion pour tirer à boulets rouge sur le couple Hollande-Valls. A commencer par Nadine Morano, qui a raillé le "reniement" de François Hollande. En cause, la désignation d'Emmanuel Macron à l'Économie :



Luc Chatel, secrétaire général de l'UMP, a demandé à Manuel Valls "de se présenter devant l'Assemblée" et "de poser la question de confiance", après la nomination mardi du nouveau gouvernement.  "La grave crise politique qui s'est ouverte dimanche ne s'achève pas avec la nomination de ce nouveau gouvernement", a affirmé Luc Chatel.

Laurent Wauquiez, député UMP de la Haute-Loire, a quant à lui raillé une tragi-comédie et dénoncé une "provocation pour les familles" :



Même critique pour Eric Ciotti, qui a villipendé sur Twitter les choix de Najat Vallaud-Belkacem à l'Éducation Nationale, faisant référence à la polémique sur la "théorie du genre" : "Alors que Valls devrait chercher l'apaisement, il nomme Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole d'une idéologie dangereuse".

Ce qu'en dit le PS

Jean-Pierre Bel, président du Sénat, et proche de François Hollande se "félicite de voir une équipe de qualité, diverse, qui respecte le principe de parité (...) Ce nouveau gouvernement répond ainsi à l'enjeu de la clarification et à la volonté d'oeuvrer pour redresser le pays dans la justice sociale. Même son de cloche pour Didier Guillaume, président du groupe PS au Sénat. "Les Français attendent cette clarté et cette cohérence. Le cap fixé par François Hollande n'a jamais varié", a-t-il affirmé dans un communiqué.  En revanche, Laurent Baumel, député "frondeur" n'apprécie guère la nomination d'Emmanuel Macron à Bercy :



Ce qu'en dit l'aile gauche du PS

Sans surprise, l'aile gauche du PS n'est pas du même avis. Laurent Baumel, député socialiste d'Indre-et-Loire et figure des "frondeurs", a qualifié le remplacement d'Arnaud Montebourg par Emmanuel Macron de "provocation dérisoire".



L'ex-secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, qui a refusé d'être reconduit dans le gouvernement Valls II, a  pour sa part déploré mardi soir sur i-Télé que "le message des municipales", avec la déroute de la gauche, n'ait "pas été entendu" par François Hollande. Tout en assurant le chef de l'Etat, dont il est un proche historique, de son "soutien" et de sa "sympathie", le maire PS de Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais) a "peur que la gauche ne réussisse pas".

Ce qu'en disent les communistes

Comme pour l'aile gauche du PS, la désignation d'Emmanuel Macron passe mal du côté des communistes. Dans un communiqué, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a évoqué une "politique annoncée plus droitière que jamais, symbolisée par l'arrivée d'Emmanuel Macron, homme clé des banques et de la finance".

Ce qu'en disent les Verts

La secrétaire nationale d'Europe-Ecologie les Verts, Emmanuelle Cosse, a rappelé au micro d'Europe 1 que "les conditions n'avaient pas été réunies"  pour l'entrée des Verts au gouvernement. "Les discussions n'ont pas abouti", a répété Emmanuelle Cosse. "Les écologistes ont vocation à être dans un gouvernement et à gouverner, mais avec une marge de manœuvre. (...) Les discussions n'ont pas lieu dans ce gouvernement", a ajouté la patronne des Verts.

Ce qu'en dit le Front National

"(Emmanuel) Macron à l’Économie et l'Industrie ou l'officialisation de la domination de la grande finance !", a réagi sur Twitter Florian Philippot, vice-président du FN, député européen.

Ce qu'en dit la CGT

Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a affirmé que le nouveau gouvernement Valls conduirait à "l'impasse". Selon lui, il ne s'agit pas "d'un gouvernement d'avenir". "On ne gère pas la France avec seulement ceux qui sont d'accord", a-t-il dit, en relevant une situation où "des ministres ne souhaitent pas être ministres et des entrants sollicités ne souhaitent pas entrer", a-t-il ajouté.

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L'annonce du nouveau gouvernement Vallspar Europe1fr