Retailleau : "Hollande a choisi de ne pas trancher" sur Notre-Dame-des-Landes

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Le référendum sur la construction de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes se tiendra dimanche prochain. Un référendum qui "ne sera pas représentatif" selon Bruno Retailleau. 

Selon un sondage publié mercredi matin, 60% des Français sont contre la construction de l’aéroport Notre-Dame-des Landes. Mais le vrai référendum sur ce projet controversé aura lieu dimanche prochain. Une consultation à laquelle Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat, aurait aimé voter oui. "Je suis Vendéen, donc je n’ai pas le droit de me prononcer car seuls les habitants de Loire-Atlantique vont voter. Ce référendum est le choix de François Hollande. Nous avons près de 160 décisions de justice qui vont dans le sens de la construction, donc il n’y avait pas besoin de cette consultation. Le président de la République a choisi de ne pas trancher", a déploré sur Europe 1 l'élu de Vendée mercredi matin.

"C'est une question d'emploi!". "J’espère en tout cas que si le oui à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes sort dimanche, on le prenne quand même. Pour moi, c’est la démocratie, il faudra accepter ce vote", a affirmé le président du Conseil Régional des Pays de la Loire qui craint que "ce vote ne soit pas représentatif". En attendant la consultation de dimanche, il assume être un fervent défenseur de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. "L’Ouest est à la pointe de l’Europe et a besoin d’une plateforme, car nous sommes en concurrence avec d’autres régions européennes. C’est donc une question d’emploi !", a-t-il expliqué. "L’an dernier, nous avons eu 135 jours de saturation sur l’aéroport actuel. Je souhaite donc qu’il y ait une alliance entre le développement et l’environnement qui est cher aux nantis", a souhaité le sénateur de Vendée qui a souligné l’importance d’un tel aéroport "pour l’avenir et l’attractivité de notre territoire".

Le problème des zadistes. Bruno Retailleau craint également, qu’en cas de victoire du non, "les zadistes restent sur place. Et ils seront impossible à évacuer, alors même qu’ils sont responsables de violences". Le sénateur a également exprimé sa "fatigue" par rapport aux agissements du chef de l’Etat. "On attend de lui qu’il tranche et décide, et je regrette qu’il s’en remette à des faux semblants pour repousser la discussion", a-t-il affirmé, exaspéré.