Frais de taxi d'Agnès Saal : une enquête préliminaire ouverte

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Frais de taxi d'Agnès Saal : une enquête préliminaire ouverte
Fleur Pellerin.
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Cette enquête fait suite à un signalement du commissaire aux comptes de l'Ina, après la révélation des notes de taxi faramineuses de son ex-directrice.

Les ennuis ne sont pas terminés pour Agnès Saal. Une enquête préliminaire pour "détournement de fonds publics aggravé" concernant les frais de taxi de l'ex-directrice de l'Institut national de l'audiovisuel (Ina) a été ouverte le 20 mai par le parquet de Créteil. Cette enquête fait suite à "une note du commissaire aux comptes de l'Ina, dans le cadre de son obligation de révélation de faits délictueux", a ajouté le parquet.

Agnès Saal a été contrainte à la démission fin avril après avoir été épinglée pour avoir dépensé plus de 40.000 euros de taxis en dix mois, dont 6.700 euros imputés à son fils qui disposait de son code de réservation auprès de la compagnie G7.

Fleur Pellerin a saisi le Parquet. Par ailleurs, la ministre de la Culture Fleur Pellerin a annoncé mardi dans Le Parisien avoir saisi de l'affaire le procureur de la République de Créteil, "sur la base de l'article 40 du code de procédure pénale, en vertu duquel tout agent public ayant eu connaissance d’un délit doit le signaler à la justice". "Notre lettre de transmission comporte des éléments sur les frais de déplacement", précise la ministre de la Culture.

"Je veux agir avec sérénité". Vendredi, l'association Anticor a porté plainte contre Agnès Saal pour détournement de fonds publics, en regrettant que Fleur Pellerin n'ait pas saisi la justice. "Je veux agir avec sérénité", explique pour sa part la ministre. "Tout cela peut paraître long à l'aune du temps médiatique, mais il nous fallait regrouper les pièces nécessaires avant de décider. Mon seul souci, c'est l'exemplarité", ajoute-t-elle. "De tels comportements ne sont pas acceptables."

Fleur Pellerin souligne également qu'une enquête administrative est en cours concernant Agnès Saal. "L'échelle des sanctions, dans ce cas, varie du blâme ou de l'avertissement, jusqu'à la radiation de la fonction publique", précise-t-elle. Agnès Saal est aujourd'hui chargée de mission au ministère de la Culture.