"Non", le FN n'a "pas encore" trouvé comment financer la campagne de 2017

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Le trésorier du parti frontiste, Wallerand de Saint-Just, a une nouvelle fois dénoncé des banques françaises qui "ne jouent pas leur rôle civique", mardi, sur Europe 1.

INTERVIEW

"Non, pas encore." Le trésorier du Front national, Wallerand de Saint-Just, a concédé mardi sur Europe 1 que son parti n'avait pas trouvé de solution pérenne pour financer la campagne de Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2017. Les banques tricolores refusent en effet de prêter de l'argent à la candidate. "Le réseau bancaire français ne joue pas le rôle civique qu'il devrait jouer dans le financement des entreprises, du commerce, mais aussi de l'activité politique", a regretté Wallerand de Saint-Just.

Le précédent Sarkozy. Pour le trésorier du Front national, ce refus des banques n'est pas lié au fait que ce soit un parti d'extrême droite qui leur fasse une demande de prêt, mais bien...à Nicolas Sarkozy. "Monsieur Sarkozy fait peur aux banques", a-t-il estimé. "Souvenez-vous du fait qu'il peut se représenter en 2017 alors que son compte a été rejeté en 2012. Il peut avoir dépassé [le plafond de dépenses autorisé] de 14 millions d'euros et se représenter" quand même. Selon Wallerand de Saint-Just, Nicolas Sarkozy aurait dû être frappé d'inéligibilité après le rejet de ses comptes de campagne par le Conseil constitutionnel -rejet qui portait sur un montant d'un peu plus de 466.000 euros, et non 14 millions.

Ce n'est pas la première fois que le Front national pointe les banques françaises du doigt. Dès 2013 en effet, le parti avait dû se tourner vers des établissements russes pour contracter des prêts. Très critiqué lorsque cela avait été révélé dans la presse, un an plus tard, le FN avait alors publié plusieurs lettres de refus de banques tricolores.