NKM veut "entendre" Copé sur Buisson
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"On a besoin de savoir si la ligne Copé,c'est la ligne Buisson", estime la députée de l'Essonne.

L'ex-ministre de l'Ecologie n'entend pas lâcher l'affaire. Nathalie Kosciusco-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle avait vivement critiqué dimanche dernier la stratégie du conseiller Patrick Buisson, jugeant que son objectif était "de faire gagner Charles Maurras" plutôt que l'ex-chef de l'Etat. Après s'être attirée les foudres d'une partie de l'UMP, NKM a précisé mercredi sur Europe 1 le fond de sa pensée.

"Je voudrais entendre Copé sur le sujet"

"Fière du bilan" des années Sarkozy, NKM a toutefois expliqué que "pendant la campagne il y a eu des débats internes" (sur la stratégie droitière de l'UMP et d'éventuelle alliance avec le Front national, nldr), qui "n'auraient aucun intérêt aujourd'hui s'ils n'étaient pas en train de se reproduire à l'intérieur de l'UMP".


"On a des gens comme ça (Patrick Buisson, nldr), qui portent la fusion des droites. Ça n'a jamais été la position de Nicolas Sarkozy. Il a toujours été très clair vis-à-vis des alliances avec le Front national. Seulement aujourd'hui on  a vu ce débat renaître à l'occasion des élections législatives. Et moi je souhaite qu'il soit purgé", a-t-elle prévenu, interpellant directement le patron de l'UMP : "Patrick Buisson est, je crois, conseiller de l'UMP. Je voudrais entendre Jean-François Copé (secrétaire général de l'UMP) sur le sujet". "On a besoin de savoir si la ligne Copé,c'est la ligne Buisson", a-t-elle ajouté.

Le "cas" Buisson divise l'UMP et les anciens membres du gouvernement Fillon. Valérie Pécresse, l'ancienne ministre du Budget s'est dite lundi en désaccord total avec NKM. De son côté, François Baroin, l'ex-ministre de l'Economie a qualifié mardi Patrick Buisson d'"antigaulliste primaire", soulignant que celui-ci n'avait "aucune légitimité" et n'existait "plus dans le paysage politique".

"J'ai aussi pris des balles dans le dos"

La députée de l'Essonne a par ailleurs estimé qu'elle avait la légitimité pour lancer ce débat. '"J'ai passé la campagne présidentielle en première ligne. J'ai pris des balles dans le front, ça c'est normal, j'ai aussi pris des balles dans le dos. Pendant ce temps là, il y en avait qu'on ne voyait pas beaucoup, qui passaient leur temps à faire leur campagne personnelle (...). Alors tous ceux qui pendant la campagne n'ont pas été très présents ou on fait leur campagne personnelle ne sont pas les mieux placés aujourd'hui pour me critiquer", a-t-elle lancé.