Nicolas Sarkozy : "Vous croyez que Hulot, Benalla, ça me manque ?"

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L'ancien président s'est confié jeudi matin au micro de Nikos Aliagas. Et s'est dit plus captivé par son rôle de parrain de la campagne "Guérir le cancer de l'enfant au 21ème siècle" que par l'actualité politique.

INTERVIEW

On le dit toujours passionné, accroché à son rôle de "parrain" d'une droite qui n'a jamais retrouvé, après lui, un leader capable de la rassembler. Nicolas Sarkozy a prétendu tout l'inverse, jeudi matin, au micro de Nikos Aliagas sur Europe 1. Invité pour parler de son engagement au sein de la campagne "Guérir le cancer de l'enfant au 21ème siècle", l'ancien président a expliqué être peu passionné par l'actualité. "Vous croyez que l'actualité ça me manque ? Vous croyez que Hulot, Benalla, ça me manque ? Non."

"Vivre pleinement". Celui qui n'a aucun mandat électif et se dit retiré depuis sa défaite au premier tour de la primaire 2016 a expliqué s'engager dans la lutte contre le cancer des enfants pour "rendre aux Français une partie de ce qu'ils m'ont donné en me mettant au service d'une cause comme celle-là". "Vous croyez que la vie s'arrête après la politique ? La vie c'est tellement court, tellement invraisemblable, ce qui compte c'est pas d'être là, c'est de vivre pleinement."

"Il serait temps de débrancher vraiment". Chez LR, pourtant, le son de cloche est tout autre. "Sarkozy, il serait temps de débrancher vraiment", glisse à Europe 1 une étoile montante du parti, qui a pourtant vibré en écoutant en 2007 les discours de celui qui s'apprêtait à remporter la présidentielle. "Il suffit de voir le nombre de personnes qui se succèdent dans son bureau... Il aime tirer les ficelles." Un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche désigne d'ailleurs toujours Nicolas Sarkozy comme étant la personnalité qui incarne le mieux la droite... loin devant Laurent Wauquiez. 

Il y a un peu plus d'un an déjà, en pleine campagne 2017, Nicolas Sarkozy avait joué un rôle majeur pour tenter de désamorcer la crise provoquée par les affaires de François Fillon. Aujourd'hui encore, bien des cadres LR le reconnaissent : il n'a jamais été remplacé au sein de son parti et son départ a, aussi, provoqué celui de nombreux militants.