Nicolas Sarkozy s’estime "visé" à travers son fils

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Nicolas Sarkozy s’estime "visé" à travers son fils
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Nicolas Sarkozy tente d'apaiser les récentes polémiques dans un entretien au Figaro publié vendredi.

Affaire Jean Sarkozy, bouclier fiscal, Afghanistan : le président de la République est repassé à l'offensive dans une longue interview publiée jeudi soir surLefigaro.fr et à paraître vendredi dans Le Figaro. Il y balaie tous les dossiers sensibles de ces dernières semaines. Un exercice de déminage.

> Polémique autour de Jean Sarkozy :

"A travers cette polémique, qui est visé ? Ce n'est pas mon fils. C'est moi", assure Nicolas Sarkozy, interrogé sur la probable désignation de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad, l’établissement public qui gère le quartier de La Défense. "Y a-t-il un âge pour être compétent ? Je souhaite le rajeunissement de nos élites politiques qui ont bien vieilli", renchérit le chef de l’Etat.

> Affaire Frédéric Mitterrand :

"Frédéric Mitterrand n'a jamais fait l'apologie du tourisme sexuel et il l'a même condamné en termes très forts. Il ne faut pas confondre confessions intimes avec prosélytisme. Le livre est intitulé La Mauvaise Vie, c'est assez clair", explique Nicolas Sarkozy après la polémique sur les écrits du ministre de la Culture.

> Impôts :

"Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts et je ne les augmenterai donc pas", réaffirme Nicolas Sarkozy. Avant d’ajouter, dans un débat relancé cette semaine par des députés de la majorité présidentielle : "Je ne toucherai pas au bouclier fiscal car je crois au principe selon lequel on ne peut prendre à quelqu'un plus de la moitié de ce qu'il gagne".

> Cagnotte scolaire pour lutter contre l’absentéisme :

"Je veux dire ma grande réticence à envisager une récompense financière pour les élèves qui renonceraient à l'absentéisme. Je ne peux accepter qu'on puisse récompenser des élèves simplement parce qu'ils vont à l'école", déclare Nicolas Sarkozy à propos de cagnottes collectives créées dans certains établissements pour récompenser les lycéens les plus assidus.

> Clearstream :

"Ce que je voulais, c'est que la vérité éclate. Elle est en train d'éclater. Le mieux à faire est de laisser se dérouler ce procès, de faire confiance à la justice et de s'abstenir de tout commentaire. J'aurais été mieux inspiré de le faire dès le début", explique le chef de l’Etat qui avait employé le mot "coupable" lors d’une interview télévisée au début du procès.

> Afghanistan :

"Faut-il rester en Afghanistan ? Je réponds oui. Et rester pour gagner. (…) Mais la France n'enverra pas un soldat de plus", explique le chef de l’Etat, alors que les Etats-Unis s’apprêtent à envoyer 13.000 hommes supplémentaires.

> Europe :

Nicolas Sarkozy a jugé "inadmissible" l'opposition du président tchèque Vaclav Klaus au traité de Lisbonne et a assuré que cette affaire serait "réglée à la fin de l'année". Quant à la future présidence de l'Union européenne, le chef de l'Etat a pris ses distances avec la candidature de Tony Blair, expliquant : "le fait que la Grande-Bretagne ne soit pas dans l'euro reste un problème".

> Climat politique :

"Il ne faut pas confondre le climat du milieu médiatique, qui est par construction politisé et agité avec la réalité de la société française qui attend du gouvernement qu'il apporte des solutions concrètes aux problèmes des Français", assure Nicolas Sarkozy qui écarte ainsi toute idée de remous dans la majorité. Il conforte au passage, et avec insistance, le premier ministre François Fillon. Le chef de l'Etat explique qu’il ne pensera à l’élection présidentielle de 2012 que dans le courant de l’année 2011.