Nicolas Sarkozy : "Il faudra certainement réduire les RTT des cadres"

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Nicolas Sarkozy : "Il faudra certainement réduire les RTT des cadres"
@ FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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Dans une interview à paraître vendredi dans Le Parisien, le président des Républicains Nicolas Sarkozy fait toute une série de propositions, sur les 35 heures notamment. Et se livre à quelques confidences. 

35 heures, Syrie, politique intérieure...Dans un long entretien au Parisien à paraître vendredi, Nicolas Sarkozy fait toute une série de propositions et revient aussi sur son quinquennat avec quelques regrets à la clé. Morceaux choisis. 

Réduire les RTT des cadres. Le président du parti Les Républicains fera "dans les semaines qui viennent" des propositions sur les 35 heures.  "Quant à supprimer les 35 heures, oui il faut le faire. Et je ferai dans les semaines qui viennent des propositions sur ce sujet", lance l'ancien chef de l'Etat en réponse à des lecteurs du quotidien. "Notamment sur les RTT des cadres qu'il faudra certainement réduire. Sur la fonction publique également, et notamment la fonction publique territoriale", précise-t-il.  "Il faudra ouvrir une nouvelle négociation sur les retraites et revoir la loi sur les 35 heures obligatoires, car sans les heures supplémentaires qui créent de la souplesse, elle nous met en situation de chute de compétitivité dramatique", préconise-t-il encore.

"En quelques mois, la Syrie peut être libérée". Sur le plan international, Nicolas Sarkozy estime qu'"en quelques mois, la Syrie peut être libérée" et attribue la situation actuelle à un manque de "leadership". "Pensez-vous vraiment que Daech peut mettre en échec 22 des pays les plus puissants au monde ? En quelques mois, la Syrie peut être libérée. C'est une question de leadership", juge l'ancien chef de l'Etat. Selon lui, "il faut construire les conditions de la création d'une armée de libération de la Syrie, s'appuyer sur les voisins, dialoguer davantage avec la Russie et Poutine".

Nicolas Sarkozy raille au passage la décision de François Hollande d'effectuer des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie, avant d'éventuelles frappes aériennes. "Ça doit leur fait peur aux dirigeants de Daech, ils sont certainement terrorisés... Non, il faut intervenir pour gagner, donc bombarder massivement le groupe Etat islamique", préconise-t-il.

Des regrets. L'ancien chef de l'Etat se laisse enfin aller à quelques confidences et regrets. Non pas sur l'intervention française en Libye lorsqu'il était Président ("Les jeunes Libyens sont descendus dans la rue et nous ont demandé de les sauver. Et moi, j’aurai dû rester tranquillement dans mon bureau ?") mais sur le "casse-toi pauvre con", cette sortie qui a tant marqué son quinquennat. "J’ai des regrets. Car j’ai cédé à une provocation. Une personne m’avait insulté, c’était son droit après tout. Je n’aurais pas dû lui faire de publicité", confie Nicolas Sarkozy. L'ancien Président dit également avoir "appris de la défaite" ("Plus jeune, j’étais un peu bulldozer. J’ai tellement de convictions que je vais parfois trop rapidement à la réponse. Le parler-vrai peut devenir un parler-brutal. Et cela peut blesser").

L'ex-président de la République assume en revanche pleinement sa phrase prononcée en 2005 lors d'une visite à Argenteuil quand il était alors ministre de l'Intérieur, le fameux : "Vous en avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser". "Je n’ai fait que reprendre les mots d’une habitante qui me demandait : 'Sarkozy, débarrassez-nous de cette racaille !' J’assume", maintient dix ans plus tard le leader de la droite. Pas question donc pour le patron des Républicains de complètement tout renier.