Nicolas Sarkozy contre le voile à l'université

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Nicolas Sarkozy contre le voile à l'université
@ AFP
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Le président de l'UMP a réaffirmé son engagement pour la laïcité en appelant une nouvelle fois à l'interdiction du voile à l'université et en se disant contre les "repas de substitution" dans les cantines.

Nicolas Sarkozy n'abandonne pas sa bataille sur la laïcité. Lors d'une interview sur TF1 mardi soir, le président de l'UMP a réagi à la polémique sur le voile à l'université. Il a dit ne pas voir "la cohérence d'un système où l'on interdirait le voile à l'école, au collège et au lycée et où on l'autoriserait à l'université".

L'ancien chef de l'Etat, qui avait fait voter une loi sur l'interdiction de la burqa lors de son quinquennat, en a appelé à "l'identité de la République" : "La République, c'est la laïcité", a-t-il déclaré. A l'époque où il était ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy disait "craindre qu'une loi votée [pour interdire le voile à l'école] soit vécue par la communauté musulmane comme une punition ou une humiliation". Aujourd'hui, il confirme qu'il s'agit pour lui d'un "sujet sensible". "Si la République ne fait pas respecter de règles, il n'y a plus de République", a-t-il continué, précisant soutenir ces propositions pour des questions "d'égalité absolue entre les sexes".

Sur les menus de substitution. Nicolas Sarkozy a également évoqué le sujet des régimes adaptés dans les cantines scolaires. "Je suis opposé à ce qu'on appelle les repas de substitution, où en fonction des origines ou des convictions des parents, on choisit des repas différents", a-t-il dit en réaction à l'interdiction du maire de Châlon-sur-Saône. Gilles Platret (UMP) a mis fin aux menus particuliers (végétarien, sans porc ou halal) que pouvaient demander des parents d'élèves. Selon le président de l'UMP, "si vous voulez que votre enfant ait des habitudes alimentaires confessionnelles, vous allez dans l'enseignement privé", a-t-il déclaré en s'adressant aux parents d'élèves.

Le chef de l'opposition en a appelé aux "traditions" et aux "idéaux", refusant "qu'on fasse la différence entre des personnes dans le service public en fonction de leur appartenance religieuse et de leurs origines."