Nicolas Sarkozy : ce qu'il faut retenir de la matinale spéciale

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Nicolas Sarkozy : ce qu'il faut retenir de la matinale spéciale
@ Eric Frotier – Capa Pictures – Europe 1
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L'ancien président était l'invité, lundi, du premier "Lundi de la primaire" sur Europe 1. Il est revenu sur les grandes lignes de son programme économique, mais aussi sur les sujets de sécurité.

L'ESSENTIEL

Il a choisi sa stratégie de campagne et ne compte pas dévier d'un pouce. Premier invité des "Lundis de la primaire" sur Europe 1, Nicolas Sarkozy a déroulé son programme, tant sur les questions économiques que sécuritaires.

  • Allègements fiscaux pour tous

Nicolas Sarkozy a répété qu'il comptait, s'il accédait à l'Élysée, baisser l'impôt sur le revenu de 10%. Une mesure "incontournable" selon lui, car "les classes moyennes ont été matraquées, les familles ont été persécutées fiscalement" pendant le quinquennat de François Hollande. L'ISF serait supprimé, de même que "les cotisations sociales pour tous les emplois familiaux". Pour compenser le manque à gagner induit par ces mesures, le candidat à la primaire assure qu'il votera d'importantes économies, à hauteur de 100 milliards d'euros, sans toutefois préciser lesquelles.

  • Pas de revenu universel

L'idée d'un revenu minimum universel garanti, qui viendrait remplacer la multitude de minima sociaux déjà existant, fait son chemin dans la campagne présidentielle. Portée notamment par le candidat à la primaire de la droite Frédéric Lefebvre, qui n'a finalement pas pu se qualifier pour le scrutin, elle revient également dans les propositions du Premier ministre, Manuel Valls. Pour Nicolas Sarkozy, il n'est pas question d'en instaurer un. "Je préfère fusionner toutes les allocations en une seule, une allocation unique qui fusionnerait le revenu minimum d'activité, les allocations personnelles pour le logement et même les allocations communales", a-t-il déclaré. Une proposition qui reste pourtant très proche de celle de Manuel Valls, lui aussi favorable à cette fusion.

  • Un retour en politique pour sauver la droite

Nicolas Sarkozy a-t-il rompu une promesse en revenant en politique en 2015, pour prendre la présidence de l'UMP, alors qu'il avait promis en 2012 qu'il arrêtait tout ? Selon l'ancien chef de l'État, il n'y a là aucune contradiction. "En 2012, j'ai arrêté. Pendant deux ans et demi, j'ai arrêté", a-t-il martelé. S'il est revenu, c'est par obligation. "J'ai vu le spectacle invraisemblable de la haine entre monsieur Fillon et monsieur Copé." En 2014 en effet, le scrutin pour la tête de l'UMP s'est soldé par l'élection contestée du second, et une fracture importante au sein de la droite. Cela "avait détruit la famille politique qui est la mienne", a justifié Nicolas Sarkozy. "Il a fallu que je m'y remette, que je redresse le parti, que je crée les Républicains. Aujourd'hui cela appartient au passé."

  • Fermeté contre le terrorisme

Pour lutter contre le terrorisme, Nicolas Sarkozy a esquissé une série de propositions. D'une part, celles à déployer sur le sol français, pour éviter tout attentat. "Je souhaite des perquisitions de jour comme de nuit", a-t-il expliqué. "Le retrait de la nationalité pour celui qui attaque la France et la modification de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Toute personne condamnée à 5 ans de prison et qui ait une double nationalité doit être expulsée." Par ailleurs, et en dépit des critiques qui lui sont adressées sur le non-respect de l'État de droit que constituerait une telle mesure, l'ancien chef de l'État persiste et signe sur l'enfermement préventif des personnes fichées S. "Je souhaite que tous les dossiers fichés S soient examinés par les services spécialisés et que les quelques centaines de plus dangereux soient mis en rétention administrative."


Fichés S : "Il faut limiter la liberté de ceux...par Europe1fr

D'autre part, Nicolas Sarkozy souhaite franchir une nouvelle étape dans la guerre contre cà l'étranger. Selon lui, il est indispensable de lever les sanctions contre la Russie pour l'intégrer dans la grande coalition internationale. Le candidat à la primaire estime également qu'il faudra demander aux pays arabes alliés d'envoyer des troupes au sol, et non de se limiter à des frappes aériennes.

  • Derrière Clinton pour la primaire américaine

Entre Hillary Clinton et Donald Trump, son cœur a longtemps semblé balancer. Mais Nicolas Sarkozy a finalement fait son choix pour la présidentielle américaine. "Je ne suis pas américain mais j'ai travaillé avec Hillary Clinton. J'ai mesuré qu'on pouvait lui faire confiance, qu'elle a du courage", a-t-il déclaré. Quelques minutes plus tôt, l'ancien président avait cependant veillé à préciser qu'il était préparé à toutes les éventualités. "De toute façon le devoir du prochain président de la République sera de travailler avec le président librement choisi par les Américains."