Réforme du temps de parole : "une concurrence déloyale" pour Dupont-Aignan

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Le Parlement a adopté, mardi, la réforme des parrainages et du temps de parole en vue de l'élection présidentielle de 2017. "Une forme de concurrence déloyale" pour Nicolas Dupont-Aignan, invité d'Europe 1 mercredi matin. 

Le changement des règles du jeu pour l'élection présidentielle ne plaît pas à Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la fonction suprême. "Si on ne donne pas le même temps de parole à tous pendant la compétition finale ce serait comme si pendant un match de foot, une équipe avait trois joueurs tandis que l’autre équipe aurait le nombre de joueurs habituels. C’est donc une concurrence déloyale", a expliqué mercredi dans la Matinale d'Europe 1 le président de Debout la France.

"Il y avait avant des insuffisances pendant trois semaines. Mais c’est apparemment parce qu’il y avait des insuffisances qu’on va dorénavant créer une inégalité totale. Dans un pays où l’abstention a touché 20 millions de Français, dans un pays où il y a des manifestations de foule chez les jeunes et une colère considérable, le seul réflexe d’un Parti socialiste aux abois, c’est de supprimer l’égalité de temps de parole pendant trois semaines !", s’est-t-il encore agacé, n'hésitant pas à parler de "loi scandaleuse".

"Un arrangement de deux partis à bout de souffle". Pour Nicolas Dupont-Aignan, la gauche n’aurait pas pu voter cette loi sans le soutien de quelques républicains. C’est donc pour lui "un arrangement de deux partis à bout de souffle qui gouvernent la France depuis 20 ans et qui ne supportent pas qu’il y ait des voix divergentes". Nicolas Dupont-Aignan l’a donc affirmé, "nous ne sommes plus en démocratie car si d’autres pays avaient fait voter une telle loi, vous seriez tous, les journalistes en train de vous indigner, et bien là, c’est la même chose !". Selon lui, cela remet donc en cause "l’avenir de notre pays et de notre démocratie".

Quant à la mesure qui concerne la publication des noms des 500 signatures nécessaires à une candidature aux élections présidentielles, le président de "Debout la France" juge cette décision "saine" et il s'est voulu confiant sur Europe 1 mercredi, "j’aurai les 500 signatures".