Nicolas Dupont-Aignan : la primaire de droite "est une immense manipulation"

  • A
  • A
Partagez sur :

Invité de la matinale d'Europe 1, le président de Debout la France et candidat à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan a fustigé la primaire de la droite et du centre dont le premier débat a lieu ce jeudi soir. 

INTERVIEW

Il n'en est pas et il n'a "aucun regret". Nicolas Dupont-Aignan, président de "Debout la France" , a critiqué jeudi sur Europe 1 la primaire de la droite et du centre, qui est "une immense manipulation". Pour le candidat à la présidentielle de 2017, les sept candidats qualifiés à cette primaire, qui doivent s'affronter ce soir lors du premier débat télévisé, ont en réalité le même programme.

"Organiser un jeu de rôle". "C'est sûr que les Français vont comprendre que la primaire est une immense manipulation", a déclaré Nicolas Dupont-Aignan. "C'est un moyen pour une classe politique, qui a gouverné pendant dix ans, qui a en fait le même projet, d'organiser un jeu de rôle pour faire croire qu'ils sont nouveaux, qu'ils ont des solutions", a-t-il dénoncé. Expliquant n'avoir "aucun regret" de ne pas y participer, le président de "Debout la France" a expliqué que "la vraie primaire, c'est le premier tour de la présidentielle". "Je me prépare à affronter celui qui sortira vainqueur", a-t-il poursuivi. 

Pour ce dernier, les sept candidats ont les "mêmes fondamentaux" dans leur projet même s'ils ont "des personnalités différentes". "Moi je veux apporter des solutions concrètes de bon sens", a-t-il assuré. 

Le ralliement des centristes à Juppé ? "Une fausse adhésion". Interrogé sur le ralliement mercredi des centristes de l'UDI à Alain Juppé, Nicolas Dupont-Aignan a fustigé "une fausse adhésion pour éviter le pire, c'est-à-dire un autre candidat qui a déjà gouverné, Nicolas Sarkozy". "C'est un choix par défaut, je rêve d'un choix par adhésion", a-t-il ajouté. Concernant le programme d'Alain Juppé, le candidat à la présidentielle a estimé qu"'il ne changera rien" : "notre pays a besoin de rupture", or Alain Juppé "est un candidat d'inflexion, pas de rupture".