Nicolas Bay s'étonne de ne pas voir d'enquête ouverte sur les agissements de Richard Ferrand. 1:11
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Le secrétaire général du FN juge "préoccupant pour nos institutions" l'absence d'enquête sur les révélations qui fragilisent le ministre Richard Ferrand.
INTERVIEW

Plutôt discrète depuis sa défaite au second tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen est sortie de sa réserve mercredi pour demander la démission du ministre Richard Ferrand, mis en cause par Le Canard enchaîné pour avoir fait travailler son fils comme collaborateur parlementaire. Invité de la matinale d'Europe 1 samedi, le secrétaire général du Front national Nicolas Bay a défendu la prise de position de Marine Le Pen, dénuée selon lui de tout opportunisme.

"On voit que Richard Ferrand n'est pas irréprochable". "Marine Le Pen est surtout en campagne, elle est notre chef de file pour la bataille des législatives. Elle a le statut naturel de leader de l'opposition puisqu'elle a rassemblé près de 11 millions d'électeurs au second tour de la présidentielle. Sur l'affaire Ferrand, elle réagit comme n'importe quel responsable politique", a réagi Nicolas Bay. "Je me souviens d'un Richard Ferrand très arrogant pendant la campagne, donnant des leçons aux uns et aux autres. On voit maintenant qu'il est lui-même loin d'être irréprochable", a estimé pour sa part le secrétaire général du Front national.

"Extravagant" qu'il n'y ait pas d'enquête. "Ce qui me choque dans cette affaire, c'est que le parquet national financier et le parquet de Brest renoncent au principe même d'enquêter sur le sujet. Je trouve cela extravagant", s'est insurgé Nicolas Bay. "Que Richard Ferrand dispose de la présomption d'innocence, c'est normal. En revanche, qu'aucune enquête ne soit menée alors même que les faits semblent assez sérieux, c'est préoccupant pour le bon fonctionnement des institutions", a conclu le député européen.