Neige : "On n'a pas été bons"

  • A
  • A
Neige : "On n'a pas été bons"
"On n'a pas été bons en matière de communication sur la neige" la semaine dernière, a admis François Fillon.@ MAXPPP
Partagez sur :

François Fillon a fait son mea culpa lors d'une réunion "neige". Aucune mesure n'a été annoncée.

Les services de l'Etat sont "mobilisés" : voilà ce qu'il ressort de la réunion "neige", mardi à Matignon. Le gouvernement demande à tous les services et aux opérateurs d'être "particulièrement mobilisés" ces prochains jours face à la perspective de nouvelles chutes de neige. Reste qu'aucune mesure concrète, notamment sur la circulation des poids lourds, n'a été annoncée.

Une semaine "délicate"

La réunion a été organisée pour anticiper de nouveaux cafouillages, alors qu'un nouvel épisode neigeux d'envergure est prévu en fin de semaine, au moment des premiers départs pour les vacances de Noël.

Mercredi dernier, les abondantes chutes de neige avaient en effet pris au piège des milliers d'automobilistes en Ile-de-France, engendrant une vaste pagaille. "On n'a pas été bons en matière de communication sur la neige" la semaine dernière "et moi le premier", a même admis mardi François Fillon, selon des participants à la réunion.

Poursuivant son mea culpa, il a lancé : "j'ai parlé à partir d'informations qui n'étaient pas bonnes. Il faudrait s'astreindre à ne jamais parler quand on est loin". Une autre réunion aura lieu "prochainement" à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy, a promis Thierry Mariani, secrétaire d'Etat aux Transports.

Plus de coordination

Concernant "la décision qui est toujours très difficile à prendre" d'interdire la circulation des poids lourds, elle sera prise "quand on le jugera opportun en fonction des informations météo", a expliqué Thierry Mariani, à la sortie de la réunion.

François Fillon a "demandé aux responsables de l'Etat une part importante de coordination", a ajouté Thierry Mariani qui a indiqué que la pagaille de la semaine dernière était due à "un événement exceptionnel" pas vu depuis 1987.

"Dans certains pays quand il y a des événements neigeux extraordinaires, les citoyens ne prennent pas leurs voitures ; il y a un culture de la prudence qu'on a un peu perdu dans notre pays", a encore regretté le secrétaire d'Etat avant d'ajouter : "les services de l'Etat feront bien sûr le maximum mais il y a un moment où chacun doit se poser la question de savoir si oui ou non il est absolument indispensable qu'il prenne son véhicule".