"Ne pas s'embarrasser de prudence"

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"Ne pas s'embarrasser de prudence"
@ REUTERS et Europe 1
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De Fillon à Estrosi, florilège des petites phrases de la semaine.

Excessif - "C'est un peu comme si SUD en Haïti avait refusé de faire les déblaiements, de continuer à faire la grève du déblaiement. Moi je dis, dans ce cas-là, on ne peut pas l'accepter". De Christian Estrosi au sujet de la poursuite de la grève à la SNCF malgré la paralysie du transport aérien.

Donneur de leçons - "On va se trouver dans des situations de provocation face auxquelles on aura du mal à répondre. La République ne doit pas être soumise à des calculs politiciens, à des arrière-pensées". De Dominique de Villepin, en réaction au discours de Nicolas Sarkozy à Bobigny et à l'annonce du gouvernement de faire une loi portant interdiction de la burqa sur tout le territoire français.

Paternaliste - "Sydney Govou doit s’excuser sur ce qu’il a fait et dire qu’il ne répètera pas la chose". "A un moment donné, parce que l’on est connu, on inspire aussi la conduite des autres". Du maire de Lyon Gérard Collomb au sujet des scandales sexuels qui touchent l'attaquant de l’OL.

Casse-cou - "On ne peut pas s'embarrasser de prudence par rapport à une législation qui n'est pas adaptée à la société d'aujourd'hui". De François Fillon au sujet de la future loi interdisant la burqa et des risques de censure par le Conseil constitutionnel.

Catégorique - "La République, c’est un endroit où on se parle, et on ne se parle pas en se masquant le visage". De Nathalie Kosciusko-Morizet à propos du port de la burqa en France.


Fourmi - "Ce n'est pas nous qui sommes au gouvernement et nous ne souhaitons pas faire des propositions pour que le gouvernement en picore une ou deux, celles qui l'arrangent, et dont on sait qu'elles ne régleront pas le problème". De Martine Aubry au sujet du débat sur les retraites.