UMP : Morano a demandé à Sarkozy "de se calmer""

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UMP : Morano a demandé à Sarkozy "de se calmer""
@ Reuters
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CLASH - L'eurodéputée, qui dit avoir refusé un poste de secrétaire nationale à l'UMP, a raconté son entrevue orageuse avec le nouveau patron du parti.

Serait-ce terminé entre Nadine Morano et Nicolas Sarkozy ? L'eurodéputée UMP a refusé le poste que lui a proposé le nouveau président du parti. "Nicolas m’a proposé de devenir secrétaire nationale à la formation professionnelle et à l‘apprentissage. Je lui ai répondu : 'C’est une plaisanterie, c’est indigne, scandaleux, un manque de respect à mon égard'", a-t-elle fulminé auprès de Paris Match. Dans une interview au Républicain lorrain, jeudi, Nadine Morano en rajoute une couche, en racontant son entrevue - apparemment orageuse - avec Nicolas Sarkozy, mardi soir.

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"Sarkozy était d'humeur massacrante". "Je ne lui ai rien demandé. J’avais déjà dit que, dans une UMP en phase terminale dont la durée de vie se limite à quelques mois, je n’avais rien à demander", affirme Nadine Morano. "Nicolas Sarkozy était d’humeur massacrante, en raison, visiblement, de l’ambiance survoltée qui régnait alors sur place entre ceux qu’il a nommés en responsabilité". Et apparemment, l'entretien a tourné court : "Ça a duré cinq minutes en présence de Brice Hortefeux. Nicolas Sarkozy était excédé, je lui ai demandé de se calmer", assure l'élue.

Elle critique NKM et Wauquiez. Nadine Morano revient aussi sur la campagne de Nicolas Sarkozy - ratée, à ses yeux - pour la présidence de l'UMP. Et tacle, au passage, Nathalie Kosciusko-Morizet et Laurent Wauquiez, nommés respectivement numéros 2 et 3 du parti. "J’ai rapidement compris qu’il ne rallierait pas 70% des suffrages des adhérents et si, par malheur, il avait annoncé par avance le ticket Wauquiez-NKM à la tête du parti, il n’aurait pas obtenu 64% et pas même 50%", estime-t-elle.

"En ce qui me concerne, c’est terminé", conclut Nadine Morano, sans préciser le sens exact de cette phrase. "Pour autant, je n’ai pas de regrets et ne cracherai pas dans la soupe", assure l'ancienne ministre. "En dépit des divergences de vue sur beaucoup de sujets, j’ai été loyale et ne le regrette pas".

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