Municipales : le PCF à l'heure du choix

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Municipales : le PCF à l'heure du choix
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L'INFO POLITIQUE - Les militants communistes votent sur la stratégie du PCF aux prochaines municipales à Paris.

La question. Union avec le PS ou liste autonome avec le Front de gauche ? C'est la question posée aux communistes en vue des municipales de 2014. Les adhérents parisiens du PCF votent jusqu'à samedi pour valider le choix de leurs dirigeants de s'allier à Anne Hidalgo dès le premier tour, ou au contraire les défier en prônant des listes autonomes du Front du gauche.

Un vote sans surprise. En réalité, c'est comme si le vote était déjà plié. 67% des cadres parisiens se sont déjà prononcés pour une union avec le PS. Surtout, le secrétaire national du PCF s'est dit favorable à un tel rapprochement avec les socialistes à Paris. "Les militants communistes vont voter avec le pistolet sur la tempe", plaisante l'éditorialiste politique d'Europe 1, Caroline Roux, qui rapporte que la position de Pierre Laurent sera inscrite noir sur blanc sur les bulletins de vote !

Sauver les 9.000 élus locaux. L'un des cadres du Parti de gauche confie un vrai malaise lorsque, dans la rue avec les lycéens jeudi, il a entendu une élue communiste de Paris crier "Valls démission" alors qu’elle va devoir bientôt faire campagne pour Anne Hidalgo. Pour justifier cette position ambiguë, le patron du PCF assure qu'à Paris, les élus communistes sont entendus et respectés depuis deux mandats dans la majorité municipale. En réalité, le PCF veut sauver un maximum d'élus locaux. Aujourd'hui, les communistes comptent 8.800 élus municipaux, ce qui en fait la  troisième force politique du pays en termes d’élus.

 

La réplique de Mélenchon.  A cinq mois des élections, le Parti de gauche, qui a déjà investi une candidate prête à porter les couleurs du Front de gauche à Paris, a braqué les projecteurs sur ce vote interne en jugeant que "l'avenir du Front de gauche est en cause". Mais Jean-Luc Mélenchon a déjà sa réplique", explique Caroline Roux. A défaut d'avoir le dernier mot à Paris, l'ancien candidat à la présidentielle "jouera la base des communistes contre les cadres".