Municipales à Marseille : les comptes de Carlotti rejetés

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Municipales à Marseille : les comptes de Carlotti rejetés
@ Reuters
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L'ex-ministre socialiste est épinglée par la Commission des comptes de campagne. En cause : un retard dans le dépôt des comptes rectificatifs.

L'INFO. C'est une mauvaise nouvelle pour la majorité, et il pourrait bien y en avoir d'autres prochainement. L'ex-ministre socialiste Marie-Arlette Carlotti a en effet annoncé lundi que ses comptes de campagne pour les municipales 2014 à Marseille étaient invalidés. Et d'autres candidats socialistes sont également dans le collimateur de la Commission des comptes de campagne (CNCCFP). En cause, le dépôt au-delà de la date limite – fixée au 30 mai - de comptes rectificatifs, afin de corriger des erreurs. Or, aucune modification des comptes n'est possible après cette date.

Carlotti "abusée" par son comptable. L'ancienne ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion au sein du gouvernement Jean-Marc Ayrault a envoyé un communiqué pour expliquer les raisons de cette décision. "La CNCCFP vient de m'informer qu'elle ne validait pas mon compte de campagne. Jamais ma probité n'a été mise en cause. Cette décision repose sur la seule faute professionnelle du cabinet d'expert-comptable qui avait la mission de déposer de manière cohérente et légale les 8 comptes des listes 'Un Nouveau cap pour les Marseillais'", a-t-elle indiqué, assurant avoir été "abusée" par l'expert-comptable qui, selon elle, "s'est autorisé à modifier la présentation" du compte après la date limite de dépôt, "sans même que j'en sois avertie".

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De lourdes conséquences possibles. Les comptes de Patrick Mennucci (photo), qui avait conduit la liste PS-EELV lors de ces élections, ont été en revanche validés en étant rectifiés de 52 euros, l'erreur portant sur une "faible somme". Une décision que Marie-Arlette Carlotti ne comprend pas. "J'ai demandé une réunion dès la semaine prochaine avec le trésorier du PS pour que l'assurance de l'expert-comptable soit mise en œuvre", a réagi Patrick Mennucci. La décision de la CNCCFP est en effet lourde de conséquences puisqu'elle engendre le non-remboursement par l'État de quelque 500.000 euros de dépenses. Sans oublier un risque d'inéligibilité pour une durée pouvant aller jusqu'à trois ans.