Moscovici "ne peut pas imaginer" que Hollande ne soit pas candidat

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Sur Europe 1, le commissaire européen aux Affaires économiques a clairement dit son souhait que le président de la République soit candidat à sa succession. Il a aussi taclé Macron et Sarkozy. 

Pour Pierre Moscovici, pas de doute : François Hollande doit se représenter à l’élection présidentielle en 2017. "Je ne peux pas imaginer que le président de la République français ne soit pas candidat. Tous ses prédécesseurs se sont représentés. Et c’est profondément logique", a estimé dimanche le commissaire européen aux Affaires économiques dans le cadre du Grand rendez-vous Europe 1/Les Echos/ITélé.

"Quand vous êtes président de la République, vous avez un bilan à défendre, une vision à défendre, une personnalité à assumer. Je pense que le président de la République sortant devrait être candidat à nouveau, et se battre", a-t-il insisté.

"Le positionnement anti-système de Macron me gêne". Pierre Moscovici a également pris, largement, ses distances avec Emmanuel Macron. D’abord sur le clivage gauche-droite. "Je considère que la gauche n’est pas morte. Il faut réformer la social-démocratie, mais pas la jeter.  Il faut une droite et une gauche", a-t-il débuté.

"Par ailleurs, la France n’a pas besoin d’homme providentiel. Elle a besoin de réforme de structures. Ensuite, le positionnement anti-système m’a toujours gêné", a-t-il poursuivi. "En général, il est plutôt utilisé par des gens qui ont des connotations populistes, et par ailleurs, je trouve que ça ne lui correspond pas. Il se trouve que je partage avec lui cette tare d’avoir fait certaines écoles, d’avoir appartenu à des grands corps français, à des cabinets ministériels, d’avoir été ministre. Il ne me viendrait pas à l’idée de dire que je suis anti-système." 

Wauquiez a des idées "pernicieuses, fausses, dangereuses". Pierre Moscovici s’en est aussi pris à la droite, et en particulier à Nicolas Sarkozy et son soutien Laurent Wauquiez, président des Républicains. "Il y a des sujets qui me gênent. Sur les accords de Schengen, on peut les réformer, les modifier, les améliorer. Je ne crois pas qu’il faille les suspendre ou les abolir", a-t-il débuté.

"Quand je vois ce que pense Laurent Wauquiez sur les fichés S, je me dis qu’il peut y avoir un problème avec la Cour européenne des droits de l’Homme. Comment la France elle-même s’insèrera dans le système institutionnel. Et vouloir faire par exemple, comme encore Laurent Wauquiez de la Commission faire le secrétariat du Parlement, voir la supprimer, c’est une démagogie sans nom qui n’est pas acceptable. Je ne voudrais pas que ses idées soit reprises parce qu’elles sont pernicieuses, fausses, dangereuses."