Morano : "aucune légitimité" pour le triumvirat de l'UMP

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avec AFP
CLASH - Nadine Morano estime que la "sortie de crise" de l'UMP "n'est en rien conforme aux statuts" du parti.

Nadine Morano tape dur. Pour l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, déléguée générale chargée des élections à l'UMP, le triumvirat Fillon-Juppé-Raffarin, choisi par l'UMP pour piloter sa sortie de crise, "n'a aucune légitimité"

"En rien conforme à nos statuts". "Je ne peux cautionner la sortie de crise qui s'est dessinée, tout simplement parce qu'elle n'est en rien conforme à nos statuts", affirme-t-elle dans un entretien au Parisien-Dimanche. Interrogée sur le fait qu'elle reconnaissait ou non la légitimité du triumvirat Juppé-Fillon-Raffarin pour diriger temporairement l'UMP, elle répond : "en l'état, C'est impossible. Ce ne peut être, à la rigueur, qu'une équipe informelle qui entoure le président par intérim, mais qui ne dispose pas de légitimité".

L'intérim à Luc Chatel. "Cela ne pouvait être qu'eux pour diriger provisoirement le parti? Seuls?", s'étonne Nadine Morano. "En aucun cas", assène-t-elle. Et d'expliquer : "après la crise de l'élection interne de novembre 2012, nous nous sommes dotés de nouveaux statuts. J'observe que ceux qui les réclamaient avec vigueur les bafouent aujourd'hui. Je ne peux accepter cette situation qui nous met dans l'illégalité." Pour Nadine Morano, "c'est le vice-président, Luc Chatel, qui doit assurer l'intérim jusqu'au congrès. C'est la seule voie juridique possible."

"Rien ne bloquera" Sarkozy. Quant au fait de savoir si le triumvirat pourrait chercher à contrer un éventuel retour de Nicolas Sarkozy, l'ancienne ministre se montre catégorique : "si Nicolas Sarkozy souhaite revenir, rien ne le bloquera!". "Il est tellement désiré et attendu par nos militants qui voient notre parti sans chef et maintenant sans ligne politique claire", souligne Nadine Morano qui assure que Nicolas Sarkozy est "excédé par tout ce qui se passe".

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