Moralisation : Fillon ne votera pas la loi

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Moralisation : Fillon ne votera pas la loi
@ EUROPE 1
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INTERVIEW E1 - L'ancien Premier ministre considère que cette loi "va jeter le discrédit".  

Invité dimanche du Grand Rendez-Vous Europe 1/I-Télé/Le Parisien, François Fillon a évoqué de nombreux sujets, de l'accélération du calendrier sur le mariage pour tous à la future loi sur la moralisation promise par le président. L'ancien Premier ministre en a profité pour dresser un bilan peu flatteur de la présidence Hollande, estimant que ces onze premiers mois passés à l'Elysée avaient été "un désastre". Europe 1.fr vous résume l'entretien.  

CONTRE UNE LOI SUR LA MORALISATION MAIS ...

François Fillon a indiqué dimanche qu'il ne voterait pas la loi sur la moralisation présentée mercredi par François Hollande. "Je ne la voterai pas parce que c'est une loi qui (...) vise, après avoir jeté le discrédit sur les chefs d'entreprise", à jeter "le discrédit sur les responsables politiques. Ca n'a aucune utilité", a-t-il dit. "Je suis scandalisé que le gouvernement parle de 'loi de moralisation' comme si la vie politique était immorale", a fustigé le député UMP de Paris.

"Je ne me rase pas en pensant à Jean-François Copé" :

Pour autant, l'ancien Premier ministre ne regrette "pas du tout" d'avoir communiqué son patrimoine car il "n'a rien à cacher" et que cette démarche s'inscrit "dans l'air du temps"."Même si je ne suis pas enthousiaste à cette idée, la transparence sur le patrimoine des hommes politiques étant pratiquée dans 24 pays sur 27, il faudra bien y passer", ajoute t-il. Alors qu'on lui fait remarquer que Jean-François Copé n'a pas, lui, jugé bon de déclarer son patrimoine, François Fillon répond : "Je ne me rase pas tous les matins en pensant chacun de mes gestes par rapport à Jean-François Copé. "Chacun est libre de faire comme il l'entend. Je ne donne de leçons à personne".

>>> A lire : Moralisation : Les solutions de Hollande

LE MARIAGE GAY

Hollande "radicalise le débat". Même s'il a condamné les paroles tenus par Frigide Bardot promettant "du sang à François Hollande", François Fillon a estimé dimanche "qu'il ne fallait pas renverser les rôles". "La responsabilité première de cette situation, c'est celle du chef de l'Etat". "C'est le chef de l'Etat qui, par son attitude, est en train de provoquer la radicalisation de la société française", a jugé l'ancien Premier ministre. "La décision qu'il a prise d'accélérer le débat sur le mariage pour tous est une décision stupide, qui n'a aucun sens et qui va encore radicaliser un peu plus le débat".

"Hollande a pris une décision stupide" : 

 

Fillon prêt à réécrire ... une partie du texte. Comme le président de l'UMP Jean-François Copé, François Fillon demande à François Hollande de suspendre la discussion sur le projet de loi sur "le mariage pour tous" qui revient mercredi en seconde lecture à l'Assemblée. Et si le texte est définitivement adopté, la droite reviendra t-elle dessus ? "Si nous revenons au pouvoir, nous réécrirons ce texte sur la question de l'adoption, la PMA (procréation médicament assistée) et naturellement, nous rendrons totalement impossible la GPA (gestation pour autrui), a précisé François Fillon, sous-entendant ainsi qu'il ne reviendrait pas sur le mariage gay. Le député UMP de Paris a donc, semble t-il, revu son jugement puisque le 25 octobre, lors du débat sur France 2 qui l'opposait à Jean-François Copé, François Fillon avait, au contraire, laissé entendre qu'il pourrait être abrogé. "Je dis tout de suite que ce n'est pas un texte sur lequel je considère qu'il ne faut pas revenir lorsqu'il y aura une alternance" (…) "Sur sujet comme celui-là, on ne peut pas considérer qu'une fois le texte voté, les choses sont acquises", avait-il indiqué.

"Nous réécrirons ce texte" :