Montebourg, un trublion au gouvernement

  • A
  • A
Montebourg, un trublion au gouvernement
Arnaud Montebourg, électron libre de la famille socialiste@ EUROPE 1 ET REUTERS
Partagez sur :

SON CV - Montebourg a été nommé, mercredi, ministre du Redressement productif. 

Nom : Montebourg
Prénom : Arnaud
Date et lieu de naissance : Né le 30 octobre 1962 à Clamecy dans la Nièvre.

Situation familiale - Arnaud Montebourg a 49 ans. Père de deux enfants, il est le compagnon de la journaliste Audrey Pulvar.

COMPETENCES

Ses atouts - Troisième homme de la primaire socialiste, le député de Saône-et-Loire est le nouveau représentant de la gauche de la gauche. Le médiatique chantre de la démondialistation, Arnaud Montebourg est extrêmement populaire chez les militants PS et les sympathisants de gauche, en témoigne ses 17% au premier tour de la primaire. Il a également réussi à s'imposer dans l'agenda du parti socialiste, notamment avec sa Fête de la rose qui a lieu, chaque année, à Frangy-en-Bresse.

Ses points faibles - Arnaud Montebourg est isolé au sein de son parti. Ses envolées lyriques sont rarement appréciées de ses pairs. Souvenez-vous, en 2007, quand, interrogé sur les défauts de Ségolène Royal, il avait répondu : "elle n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon (François Hollande)". La candidate l’avait alors suspendu durant un mois de son poste de porte-parole.

Ses études - Il a étudié le droit à l'université de Dijon et à celle Paris Panthéon-Sorbonne. Il est également diplômé de Sciences-Po Paris.

EXPERIENCE PROFESSIONNELLE

Son parcours - Arnaud Montebourg est député de Saône-et-Loire depuis 1997. Surnommé "le chevalier blanc" du PS, cet avocat de profession a milité farouchement contre l'immunité présidentielle et a plaidé dès 2001 pour le renvoi de Jacques Chirac devant la Haute Cour de justice dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Avant d'apporter son soutien à Martine Aubry lors du Congrès de Reims de 2008, il fut le porte-parole éphémère de Ségolène Royal pour la campagne présidentielle de 2007. Il est également l’architecte de la primaire PS.

 

Son poids dans la campagne - Peu soutenu par les ténors de son parti, Arnaud Montebourg a pourtant terminé troisième de la primaire, réunissant 17% des voix. Il n’était pourtant crédité au début de sa campagne que 4% des intentions de vote. Electeur de "Hollande" au second tour de cette primaire, il avait toutefois été absent du premier organigramme de campagne de François Hollande. Mais l’élu de Saône-et-Loire a ensuite été érigé au rang de "représentant spécial" du candidat François Hollande, le 14 mars dernier. Alors que Jean-Luc Mélenchon tenait le haut du pavé, il a alors eu pour mission de courir au chevet de "la France qui souffre". Le Journal de Saône-et-Loire résumait ainsi son rôle : il est "l’envoyé très spécial" de François Hollande "dans les entreprises en plein plan social". On l’a ainsi vu, en Savoie, auprès des salariés du géant minier Rio Tinto, et à Nice, promettre de "réarmer la République" contre la finance.

Son réseau - Christiane Taubira, députée de Guyane et ancienne candidate du Parti Radical de gauche, l’a soutenu durant la primaire. Le nouveau conseiller politique de l’Elysée Aquilino Morelle fait également parti de ses proches.

SON DEGRE DE COMPATIBILITE AVEC HOLLANDE

Son rapport au "boss" -  "Mieux vaut faire travailler Montebourg que de le laisser gamberger dans son coin… ", a exhorté un proche de Hollande, reconnaissant qu’il est important de "neutraliser" le si populaire élu de Saône-et-Loire.

SIGNE PARTICULIER

Hobbies - Arnaud Montebourg possède l’un des meilleurs pas de danse du PS. Les militants PS l’avaient apprécié lors des universités d’été. Puis les chorégraphies montebouriennes sont devenues moins confidentielles, le 6 mai, le soir de la victoire, quand il s’était déchaîné devant les caméras.







Anecdotes - On a vu ici des Montebouriens, avec un M majuscule, et là des montebourgiens, sans majuscule et moins sympas ; et puis des socialistes, se demander si on ne disait pas au final, "montebourgistes ou montebourgeois ? Merci". Bref, Montebourg a ses fidèles… reste à leur trouver un nom !