Montebourg "regrette" ses propos

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Montebourg "regrette" ses propos
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Condamné à un euro symbolique, le ministre a toutefois raillé les ex-dirigeants de SeaFrance.

"Je regrette ces propos". Au lendemain de la condamnation à un euro de dommages et intérêts pour injure publique envers les ex-dirigeants de SeaFrance, Arnaud Montebourg a réagi pour la première fois jeudi. "Je regrette ces propos que j'ai tenus, puisqu'ils ont été censurés par la justice civile à travers la condamnation symbolique d'une euro", a assuré le ministre du Redressement productif au micro de BFMTV. Mais "je considère que cette condamnation civile, finalement, permet de passer à autre chose", a-t-il poursuivi.

"Il a laissé mourir SeaFrance"

Au passage, Arnaud Montebourg s'est malgré tout exprimé sur l'ancien "patron de SeaFrance" Pierre Fa, qu'il avait injurié en septembre 2011 ainsi que quatre membres du directoire en les traitant d'"escrocs". "Je veux quand même observer que la personne qui s'est plaint en justice de mes propos a un casier judiciaire assez lourd. Il a été le patron de SeaFrance, il avait été condamné dans l'affaire Elf à la condamnation, excusez du peu, de neuf mois de prison avec sursis et 40.000 euros d'amende. Et par ailleurs, cette entreprise SeaFrance, il l'a laissée mourir, avec 800 emplois sur le carreau laissant à la concurrence les parts de marché que nous aurions dû conserver", a attaqué le ministre.

Montebourg veut tourner la page

Le ministre n'a toutefois pas précisé s'il comptait faire appel de ce jugement. "J'ai 30 jours pour décider", a-t-il rappelé. Avant d'ajouter : mais " ma priorité aujourd'hui" est "en quelque sorte de faire le pompier partout en France avec la multiplication des décisions de restructuration des entreprises, des plans sociaux". "Cela me paraît autrement plus important que les états d'âmes d'un dirigeant curieux de SeaFrance", a-t-il assuré.

La liquidation définitive de SeaFrance, la dernière compagnie française de ferries à relier Calais et Douvres, a été prononcée le 9 janvier après plusieurs semaines d'incertitude sur son avenir.