Mieux payer les parlementaires ? "Oui, pour les mettre à l'abri de toute tentation", répond Charles de Courson

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Sur Europe 1, vendredi, le député UDI de la Marne, Charles de Courson a expliqué face au socialiste René Dosière pourquoi il était favorable à une hausse de la rémunération des députés.

LE DÉBAT

Un député a t-il besoin de 9.000 euros par mois ? Cette proposition formulée par le socialiste Julien Dray qui suggère dans le même temps d'interdire l'emploi des membres de sa famille, n'est pas une mauvaise idée, selon Charles de Courson, député UDI de la Marne et ancien président de la commission sur l’affaire Cahuzac. Sur Europe 1 vendredi, le parlementaire invité dans un débat face au député PS René Dosière, a souligné, comme il l'avait déjà expliqué dans une interview au Parisien, qu'il y voyait une façon de limiter la corruption des élus.

Actuellement, un député touche des indemnités d'environ 5.500 euros nets. S'y ajoute une indemnité de frais d'environ 7.800 euros.

Augmenter de 1.000 à 2.000 euros. "Je crois qu'il faut poser le problème dans son ensemble. Il y a trop de députés, il faut réduire leur nombre. Je crois qu'il faut par ailleurs augmenter de 1.000 à 2.000 euros les salaires et poser le principe de l'incompatibilité entre un mandat parlementaire et une activité privée sauf dérogation délivrée par une commission de déontologie", précise le député UDI. De cette façon, Charles de Courson, espère mettre à l'abri les députés "de toute tentation". 

Contrôler les frais professionnels. "Si l'on veut des parlementaires exemplaires, qui se consacrent à leur fonction, il faut également que l'on soit plus dur sur tout le reste : qu'ils n'embauchent pas un membre de leur famille et que les frais professionnels soient remboursés sur présentation de justificatifs", ajoute-t-il citant le modèle mis en place au Royaume-Uni. "Aujourd'hui, en France, il n'y a pas de contrôle sur ces indemnités."

"Les moyens d'existence sont déjà importants". Mais pour René Dosière, député PS de l’Aisne, auteur de Argent, morale, politique (Seuil), invité également sur Europe 1 vendredi, Charles de Corson "ne pose pas la bonne question". "Les moyens d'existence, la rémunération et les frais sont déjà importants", mais pour lui plus globalement, il faut s'interroger sur la rémunération de l'ensemble de la haute fonction publique. Il s'accorde par ailleurs à dire qu'un meilleur contrôle de l'utilisation des frais professionnels des parlementaires est nécessaire.