Michel Barnier : "A Calais, la réponse doit d'abord être française"

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Michel Barnier, ancien ministre de l’Agriculture, invité du Club de la presse d'Europe 1, est revenu sur le drame des migrants et l'action de l'Europe.

INTERVIEW

Des milliers de migrants continuent à tenter tous les jours de rejoindre l'Europe dans des conditions très périlleuses. Samedi encore, 37 migrants, surtout des femmes et des enfants, se sont noyés en tentant de rallier l'île de Lesbos, en Grèce. La commission européenne avance-t-elle trop lentement sur la question des migrants ? Pour Michel Barnier, le conseiller Défense et sécurité de Jean-Claude Junker, le président de la commission européenne, "l'Europe a pris ses responsabilités assez tôt par rapport au flux de migrants". "Elle a proposé de détacher des agents compétents qui viennent d’autre pays pour contrôler les frontières, notamment en Grèce", a-t-il ajouté dans le Club de la presse d'Europe 1.

“L’Europe, ce sont des institutions démocratiques. Le temps est long car nous ne voulons pas être un Etat fédéral. Nous sommes une communauté de 28 nations. Et tout cela prend du temps. La commission prend des décisions et il faut que cela soit adopté par ces 28 pays", a rappelé Michel Barnier, qui dit regretter toutefois la lenteur du processus.

Calais. Plus localement, le problème se pose aussi à Calais, où se trouve un camp de 4.000 migrants. "Ce qui se passe à Calais n’est pas digne, ni pour les immigrés, ni pour les habitants de Calais eux-mêmes. Si j’étais l’un de ceux-là, je demanderais au gouvernement un plan d’urgence pour accueillir ces gens correctement et les répartir autrement. La première réponse doit être une réponse française. La réponse européenne est aussi de tarir le flux qui arrive du sud de l’Europe."