Menu végétarien : Yves Jégo demande à Manuel Valls d'intervenir

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Menu végétarien : Yves Jégo demande à Manuel Valls d'intervenir
@ AFP
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Fort d'une pétition ayant recueilli 150.000 signatures, le député UDI a envoyé cette semaine un courrier au Premier ministre. 

Le député UDI Yves Jégo a annoncé samedi avoir demandé au Premier ministre Manuel Valls d'intervenir en faveur de sa proposition de loi, le menu végétarien dans les cantines scolaires.

Un "succès populaire". Il s'appuie pour cela sur une pétition ayant recueilli plus de 150.000 signatures : "Ce succès populaire inattendu prouve s'il en était besoin l'actualité de cette question et m'amène à vous solliciter pour que le gouvernement prenne en compte ce sujet qui répond à plusieurs préoccupations", a écrit Yves Jégo dans un courrier envoyé cette semaine à Manuel Valls. "C'est pourquoi je sollicite votre intervention personnelle pour que le gouvernement qui s'est montré jusqu'à présent plutôt opposé à cette idée, puisse avancer", ajoute-t-il. Il affirme également que le menu alternatif végétarien "rencontre un succès" dans les cantines où il a été testé : "Il est choisi par environ 20% des enfants concernés", précise le député.

Un "sujet sensible" pour les éleveurs. Le député rappelle également la nécessité de s'adresser au monde agricole :  "Je comprends parfaitement qu'à l'heure de la crise de l'élevage qui frappe une partie du monde agricole, ce sujet puisse être sensible", écrit encore Yves Jégo. "Mais, notre devoir est d'expliquer aux éleveurs français tout d'abord que les marchés des cantines leur échappent dans la majeure partie des cas et qu'ensuite vouloir imposer à des enfants qui ne le souhaitent pas consommer de la viande, participe à un immense gâchis alimentaire, a-t-il avancé.

Parmi les cosignataires de la proposition de loi figurent les députées écologistes Cécile Duflot, Laurence Abeille et Isabelle Attard (apparentée), ainsi que le député Les Républicains Thierry Solère. Elle-même végétarienne, la sénatrice UDI Chantal Jouanno a déposé le même texte au Sénat.